Femmes auto-entrepreneur : quel profil ?

Le 19-04-2010 dans Vie au quotidien

Un auto-entrepreneur sur trois est une femme.

Plusieurs acteurs de terrain, à Bordeaux et Montpellier, réagissent à ce constat alors que le statut fête sa première bougie.
Une femme, dans le tiers des cas : «Oui, cela correspond à ce que j’observe sur le terrain», confirme François Roger, expert comptable basé à Bordeaux. Celles qui frappent à sa porte pour se lancer avec le statut d’auto-entrepreneur sont parfois «mères au foyer», poursuit-il. Elles veulent bénéficier d’une organisation de travail suffisamment souple pour rester libre au quotidien. Il constate aussi qu’elles sont plutôt jeunes, «moins de 40 ans», et que leur niveau de connaissance juridique, «quoique superficiel, est quand même un atout». Même son de cloche à Montpellier : «Pour une femme qui ne travaille pas, c’est réellement l’occasion de se lancer et de faire un petit boulot» explique Sandrine, employé à la mission création de la chambre de commerce et d’industrie de la ville.

home office 236x300 Femmes auto entrepreneur : quel profil ?Un véritable choix pour les femmes

Femme à la maison, femme auto-entrepreneur ? L’équation est plus complexe. Car ce régime, entré en vigueur début 2009, s’adapte à des contextes extrêmement variés. «Les femmes qui s’adressent aussi à nous ont déjà un emploi mais elles désirent créer une activité en plus. Si ça marche, elles s’y consacrent ensuite totalement, et quittent leur travail», précise-t-on aussi à la CCI. Ce en quoi leurs situations se distinguent de celles des hommes, pour qui l’auto-entreprenariat est souvent une tentative de sortir d’une longue période de chômage. Acculés et parfois âgés de plus de 50 ans, «il y pour eux a urgence, alors que c’est d’avantage un choix pour beaucoup de femmes».

Un statut pour quelles activités ?

Côté secteurs d’activités en revanche, peu de différences à noter. Selon une étude réalisée par l’Insee, l’été 2009, auprès de 128 Chambres de Commerce et d’Industrie, hommes et femmes se repartissent de manière relativement analogue au sein des familles de métiers. 14% des hommes et 15,4% des femmes se consacrent aux services aux entreprises. Les métiers artisanaux trouvent les faveurs de 8,1% des hommes, pour 7,4% des femmes. La restauration affiche des taux semblables (3,3% pour les hommes et 4,7% pour les femmes). Seule petit écart : 35,2% des hommes se tournent vers le secteur du commerce, alors que seules 26,1% des femmes en font autant.

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