Gérard Soularue : un peu plus qu’ingénieur…

Le 02-06-2010 dans Actualités, Portraits d'entrepreneurs

Ingénieur de formation, Gérard Soularue décide de compléter sa formation par un diplôme à l’ESSEC. Une démarche peu commune à l’époque…mais un ticket gagnant : la suite de sa carrière s’est surtout basée sur ce dernier diplôme. Créer une entreprise ? «J’étais toujours plus été attiré par le fonctionnement d’un grand ensemble que par l’indépendance ou la liberté qu’offre une création» explique t-il. Très logiquement il s’oriente donc vers l’audit interne, «une fonction étoile dans l’entreprise. On peut tout voir et bénéficier d’une vision panoramique».

Employé chez Elf en 1975 et pour neuf ans, il est ensuite embauché par la BNS, ancêtre de Danone. Des groupes pour lesquels il dit avoir une «une grande estime» : deux sociétés qui, à l’époque, représentaient l’indépendance de la France. «Elf était le fleuron industriel en termes d’indépendance énergétique. C’était une entreprise d’Etat chargée de trouver du pétrole partout dans le monde pour la sécurité d’approvisionnement du pays».

Si Gérard Soularue frappe ensuite à la porte de BSN, ce n’est pas non plus par hasard : à l’époque dirigé par Antoine Riboud, patron décalé parmi ses pairs, «l’entreprise se donnait pour consigne de procurer du travail mais aussi de la qualité de vie. Elle assumait un double projet, économique et social».

Gérard Soularue a aussi complété ce parcours par des activités extra-professionnelles, «orientées vers le bien commun autre». Président de l’Association française des trésoriers d’entreprise, il consacre beaucoup de temps à «la progression de la place de Paris». Aujourd’hui c’est la chambre de commerce qui occupe une bonne partie de son temps, avec notamment la gestion d’une étude sur les rapports entre banques et entreprise. Objectif : proposer dans les mois qui viennent «quelques pistes pour améliorer les choses».

Pour lire ce qu’il pense de l’entreprise et des femmes, c’est par ici.

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