L’apprentissage de la langue française

Le 19-04-2010 dans Actualités, Vie au quotidien

L’apprentissage d’une langue étrangère quelle qu’elle soit permet de découvrir le système culturel et politique d’un pays, prendre conscience de l’autre, acquérir un esprit de tolérance et reconnaître l’influence de sa propre culture.

Pourquoi apprendre le français ?

Le français est aujourd’hui après l’anglais la deuxième langue d’enseignement ; langue officielle dans une trentaine de pays, elle est parlée par près de 200 millions de locuteurs dans le monde répartis en Europe, en Afrique Subsaharienne, au Maghreb et en Amérique du Nord.

Si aujourd’hui l’anglais joue le rôle d’un « bulldozer linguistique » et est considéré comme la langue des échanges internationaux, il porte aussi un risque d’uniformisation que beaucoup aujourd’hui rejette pour promouvoir le respect dans le monde de la diversité culturelle et linguistique des hommes et des femmes.

Or, le français apparaît aujourd’hui comme un médiateur de la diversité culturelle, comme une alternative au « tout anglais » et capable d’équilibrer les influences exercées par d’autres langues et d’autres cultures.

Est-ce culturel, professionnel, une appartenance à une communauté ?

langue francaise 224x300 L’apprentissage de la langue françaiseSi l’apprentissage de la langue française se justifie pour connaître la culture de notre pays, sur le plan professionnel, l’apprentissage de notre langue est un atout supplémentaire pour pénétrer les marchés notamment francophones (Amérique du nord, Europe et Afrique) ; une étude européenne a montré qu’une part importante des marchés perdus par les entreprises européennes l’est du fait d’un déficit de compétences linguistiques d’une part et de difficultés de communication d’autre part.

Quelles opportunités nouvelles pour promouvoir le français

Les opportunités nouvelles pour promouvoir le français et permettre à ceux qui vivent en France de parler français, se trouvent dans la loi de mai 2004 du Code du travail qui permet désormais aux entreprises de faire acquérir la maîtrise du français au titre de la formation continue de leurs salariés.
Ainsi aujourd’hui mettre en place des formations en français pour des salariés qui parlent mal le français peut s’envisager, ce qui en quelque sorte est un moyen pour promouvoir le français notamment auprès de personnes en difficulté.

S’ajoute la Présidence française de l’Union européenne à partir du 1er juillet prochain, pour laquelle le Président Sarkozy s’est engagé clairement pour que la langue française reste utilisée comme langue officielle et comme langue de travail de l’Union Européenne.

Pensez-vous qu’un site uniquement en français pourrait aider à promouvoir le français ?

Faire aimer notre langue, ou donner le goût de l’apprendre peut se faire dans n’importe quelle autre langue, au départ.
Un site en français pour promouvoir notre langue est une bonne idée en soi mais il faudra cibler le public à qui il s’adresse… et qui sera de fait francophone.

Et les femmes…

Celles-ci ne sont pas plus douées que les hommes pour parler français mais l’enseignement de notre langue dans le monde reste encore un métier très féminin.

En conclusion, je dirai qu’il est nécessaire aujourd’hui de posséder outre sa langue maternelle, deux langues étrangères, l’anglais qui est incontournable car utilisé comme langue de communication mondiale et une autre langue …. Et le français dans ce contexte a toutes les chances de maintenir la place privilégiée qu’il occupe encore sur les cinq continents.


Texte rédigé par Madame Guilhène Maratier-Decléty (http://www.fda.ccip.fr)
Directrice des relations internationales de l’enseignement

Guilhène Maratier-Decléty a été Directeur des Etudes à l’Ecole des Hautes Etudes Commerciales (H.E.C) et a mené une carrière internationale dans différents pays, notamment aux Etats-Unis. De retour en France, elle a été nommée Directeur du Développement à l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris (ESCP-EAP) et exerce actuellement la fonction de Directrice des Relations Internationales de l’enseignement à la Chambre de commerce et d’industrie de Paris.
Elle est Docteur de l’Université Paris IX Dauphine, en Relations Professionnelles et Gestion du Personnel, Diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et a une Maîtrise de Droit, Université Paris I.

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