L’audace des mots et des idées… sur le divan !

Le 19-04-2010 dans Actualités, Vie au quotidien

Discrète sur son identité, Elle est psychiatre. Un sourire bienveillant aux lèvres, l’œil pétillant, Elle nous a demandé de ne pas révéler son nom, confidentialité oblige. Psy ! Mais ce n’est pas un métier, ma fille !… Alors, pour ne pas faire de la peine à ses parents, elle fera, en plus de psycho, des études de marketing, pour finalement réaliser son rêve : travailler à l’Hôpital Sainte Anne.

psychologie 225x300 L’audace des mots et des idées... sur le divan !Wimadame : quel constat faites-vous sur la condition de la femme aujourd’hui ?

Elle : « si je rencontre davantage de femmes en consultation, depuis cinq ans, les hommes viennent me voir et commencent à se poser énormément de questions sur eux-mêmes. Mais il est vrai que je vois aussi de plus en plus de jeunes femmes mortifiées de culpabilité. Parce que de toute évidence, elles ont à cœur de travailler, de réussir, d’être reconnues, mais elles ont compris que « les femmes ont une horloge biologique ». Elles veulent travailler certes, mais pas se retrouver à 38 ans sans être mariées, sans hommes, sans enfants, car elles savent bien que la fertilité diminue avec l’âge.

Wimadame : être femme, être mère : alors faut-il choisir ?

Elle : les hommes, vous savez, sont beaucoup plus mono-tâche et surfent mieux sur la vague, ils se protègent. En consultation, les hommes guettent le portable au cas où ce serait un appel professionnel. Les femmes qui travaillent vont, quant à elles, surveiller si ce n’est pas leur mère ou la nounou… qui les appellent.

Wimadame : pourquoi les femmes travaillent-elles ?

Elle : certaines ont la vocation, je prends pour exemple les infirmières. D’autres n’ont pas le choix. Un grand nombre désire de la reconnaissance. La société n’admire pas une femme qui a trois enfants, mais si elle est journaliste, on discute avec elle. Je serais tentée de dire qu’une femme qui a eu la chance d’avoir des parents qui ont su repérer en elle, jeune, ce pourquoi elle était faite, trouvera les solutions et saura mener sa vie de femme, de mère et d’épouse aussi. C’est juste un peu plus d’organisation, non ? Si je devais trouver le mot de la fin, enfin celui de notre entretien, je dirais que les femmes ont bien la culture d’entreprendre. Mais qu’elles culpabilisent énormément. Et qu’elles ont bien compris que dans le féminisme des années 70, il y avait des choses qui ne marchaient plus. Mais une chose est sûre ! Quand on aime ce que l’on fait, on est moins tiraillée !

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