Vie de meuf, vie de merde ?
Le 18-07-2010 dans Actualités, Vie au quotidien
Sans jouer la carte de l’apitoiement, le quotidien d’une femme au travail est souvent rempli de propos machistes et foisonne d’injustices. Aussi le collectif Osez le féminisme (dont on parlait récemment sur Wimadame.com) a eu l’idée de lancer le blog Vie de meuf qui s’inspire du site Vie de merde où chacun vient poster ses déboires.
Le principe de cette tribune : « mettre en lumière ces inégalités flagrantes entre les femmes et les hommes dans le monde du travail et exiger des mesures de la part des pouvoirs publics ». Depuis le 13 juillet 1983 et la première loi sur l’égalité professionnelle, force est de constater que les écarts entre hommes et femmes persistent. Salaires inférieurs, précarité, discriminations… morceaux choisis :
Les stéréotypes ont la peau dure
« Il y a quelques mois, je suis allée chez le coiffeur.
La coiffeuse me demande ce que je fais comme études, je lui explique que je suis en bac pro technicien modeleur, que l’on travaille pour des fonderies.
Elle me demande s’il y a beaucoup de garçons dans ma classe, je lui réponds oui.
Et elle finit par me demander : « Et sinon, il y a des VRAIES filles dans ta classe ? »
Et moi je suis quoi ? une « fausse » fille ? »
Angélique
La crédibilité ne porte pas de jupe
« Réunion technique.
On est 10 (petits) chefs de service, et on nous présente le nouveau système de gestion des espaces disques.
Au bout de 10 minutes d’explications franchement filandreuses, big chief se retourne vers les 3 cheffes de service pour nous demander « Mais vous, les filles vous avez compris ? » .
(oui, charlie !!! ) »
Susan
L’employée du mois ? Stérile ou vieille fille…
« Lors d’un entretien d’embauche, après m’avoir redemandé deux fois si j’étais « bien célibataire », les patrons m’ont expliqué qu’ils recherchaient quelqu’un car ils avaient comme autre postulante « une fille du coin qui était venue plusieurs fois en stages et remplacements, très compétente et très appréciée des clients, mais qui venait de s’installer avec son copain et donc qui allait sans doute bientôt vouloir faire un enfant ».
Anna
… mais forcément psychopathe.
« J’ai 39 ans, je suis célibataire et sans enfants, et c’est un choix personnel. Apparemment, ça déplaît beaucoup puisque on n’arrête pas au boulot de me demander quand j’aurai un homme dans ma vie et/ou des enfants, et de me faire comprendre que ce n’est pas normal pour une femme de vivre comme ça, et que je dois avoir un problème psychologique et/ou être une personne invivable. Actuellement, j’en rajoute au lieu de me justifier, et ça calme. »
Julia S.
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