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Les billets d’humeur de Caroline Elbaz-Zenatti

Caroline ? Nous avons fait connaissance sans bruit, avec délicatesse. Ma première rencontre avec Caroline Elbaz-Zenatti, s’est faite au Chinese Business Club, présidé et créé par Harold Parisot, « lieu de rendez-vous intense entre entrepreneurs et politiques ». A notre table, des journalistes, des grands titres, le Figaro, le Point, Management… Ce  qui m’a frappé immédiatement, avant même son parcours ou ses fonctions, c’est l’impression humaine qui se dégageait d’elle : une très grande gentillesse.

Caroline Elbaz-Zenatti est attachée de presse depuis seize ans. Seize années à écouter, comprendre, traduire les histoires des autres pour leur donner de la visibilité et du sens. Mais la réduire à ce seul titre serait oublier l’essentiel : Caroline, est aussi journaliste, auteur et surtout une plume. Une plume rare, sensible, précise, capable de saisir ce qui échappe souvent aux discours trop formatés.

À l’heure où beaucoup s’inquiètent de l’arrivée de l’intelligence artificielle et de l’avenir des métiers de la communication ou du journalisme, je ne partage pas cette crainte. L’IA peut aider, structurer, améliorer certains outils, mais l’IA ne crée pas l’intuition, ne ressent pas les nuances humaines, ne devine pas les silences entre les mots.

L’intelligence artificielle doit s’inviter à l’école comme un outil pour apprendre autrement, stimuler la curiosité et accompagner chaque élève à son rythme. Bien utilisée, elle peut aider les jeunes à comprendre plus vite, explorer davantage et développer leur esprit critique plutôt que simplement mémoriser.

C’est précisément là que se situe le talent de Caroline. Dans cette capacité à comprendre une personne, un parcours, une intention, puis à la traduire avec justesse. Une plume ne se remplace pas par un algorithme ; elle naît d’une sensibilité, d’une expérience et d’un regard sur le monde.

Lui donner la parole, c’est finalement ce que fait le journalisme dans sa forme la plus noble : mettre en lumière celles et ceux qui ont quelque chose à dire, avec sincérité et profondeur.

Aujourd’hui, je souhaite simplement lui témoigner ma reconnaissance. Parce qu’il y a des professionnels qui font leur métier avec compétence, et d’autres qui y ajoutent une âme. Caroline Elbaz-Zenatti fait clairement partie de ces derniers. Et enfin Caroline possède cette forme de fragilité que l’on reconnaît souvent chez les personnes qui ont traversé des chemins plus complexes que les autres.

Merci à elle, pour son regard, sa plume et son engagement à raconter les autres avec justesse, régalez-vous chers lecteurs/lectrices avec son regard traduit par deux billets d’humeur.

Belle lecture.

Martine


Les billet d’humeur de Caroline Elbaz-Zenatti
Journaliste, Relations presse et Coach médias

Ce que 2026 murmure à l’économie

2026 commence à peine, et pourtant elle murmure déjà quelque chose. Un murmure discret, presque fragile, mais impossible à ignorer. Un murmure qui dit que l’économie ne pourra plus avancer comme avant, qu’elle devra apprendre à sentir autant qu’à compter, à écouter autant qu’à analyser.

Et ce murmure, les données officielles le confirment.

L’OCDE place désormais les compétences émotionnelles parmi les plus déterminantes pour les dix prochaines années. Le Forum Économique Mondial les classe dans le top 5 des compétences critiques pour la performance. France Stratégie rappelle qu’elles sont parmi les moins automatisables — donc parmi les plus stratégiques, dans un monde où l’IA accélère tout sauf l’humain.

Ce n’est plus un discours. C’est un mouvement. Un mouvement profond, silencieux, mais irréversible.

Ce qui me frappe, c’est que cette transformation ne touche pas un secteur en particulier. Elle traverse tout. Elle touche la manière de diriger, de collaborer, de décider. Elle touche la manière de créer du lien, de gérer l’incertitude, de maintenir la confiance.

Et dans cette transition, les entrepreneures avancent souvent en pionnières. Pas parce qu’elles seraient “plus sensibles”. Parce qu’elles ont appris, souvent dans l’ombre, que la relation est un capital. Que la confiance est un actif. Que la qualité du lien est un avantage compétitif.

Alors oui, 2026 murmure quelque chose à l’économie. Quelque chose de simple, mais de décisif : l’émotion n’est pas un contrepoint. C’est une ressource.

Et peut-être que cette année marquera le moment où l’on cessera d’opposer le sensible et le stratégique. Parce que, pour une fois, les chiffres eux-mêmes semblent prêts à écouter.

L’ambition féminine n’est pas un bruit, c’est une fréquence

Il y a quelque chose que j’ai mis longtemps à comprendre. On nous a tellement répété que l’ambition devait faire du bruit — qu’elle devait se voir, se montrer, s’imposer — que j’ai cru, moi aussi, que c’était la seule manière d’exister dans l’économie.

Et puis, à force d’observer les femmes qui entreprennent, j’ai compris autre chose. L’ambition féminine ne se mesure pas au volume. Elle se mesure à la fréquence.

Une fréquence plus basse, plus stable, plus continue. Une fréquence qui ne cherche pas à impressionner, mais à tenir. Une fréquence qui ne sature pas l’espace, mais qui l’oriente.

Et ce qui me frappe en ce début 2026, c’est que les chiffres commencent enfin à entendre cette fréquence-là.

L’INSEE observe que les entreprises créées ou dirigées par des femmes affichent une meilleure pérennité que la moyenne. La Banque mondiale souligne que les économies où les femmes entreprennent davantage sont plus résilientes et moins exposées aux chocs. L’OCDE rappelle que les organisations dirigées par des femmes performent mieux sur des dimensions longtemps considérées comme secondaires : qualité, fidélisation, gestion du risque, cohésion interne.

Autrement dit : ce qui était invisible devient mesurable. Ce qui était perçu comme “moins ambitieux” apparaît soudain comme plus durable. Ce qui était vu comme un style devient une stratégie.

Et je crois que c’est cela, la fréquence féminine. Une manière d’entreprendre qui ne confond pas vitesse et vision. Une manière de décider qui écoute autant qu’elle tranche. Une manière de réussir qui ne cherche pas à dominer, mais à durer.

2026 commence avec cette évidence : les femmes n’ont jamais manqué d’ambition. Elles ont simplement refusé de la calibrer sur le bruit.

Elles ont choisi la précision plutôt que la précipitation. La cohérence plutôt que la démonstration. La continuité plutôt que l’éclat.

Et aujourd’hui, les données officielles confirment ce que beaucoup savaient déjà intuitivement : cette fréquence-là transforme l’économie.

Alors oui, l’ambition féminine ne fait pas de bruit. Elle fait mieux que ça. Elle résonne.


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