A vous, toutes et tous,
Nouveau en 2026, billet d’humeur, un regard sur l’économie, le social et le politique.
Je vous invite à lire ce billet d’humeur réalisé par Christophe Faurie, Président de l’association “Les interpreneurs”, consultant, auteur français, spécialiste de la conduite du changement dans les organisations. Il défend une approche humaine et pragmatique : « Le changement n’est pas un processus imposé, mais une aventure collective qui commence par le dialogue… ».
En ce début d’année 2026, les mots “changement” et “mutation” résonnent partout. On parle de rupture, d’adaptation, d’évolution… mais peu de cohérence.
Wimadame : nous croyons que le véritable changement n’est pas une course vers la nouveauté, mais une recherche d’équilibre entre le cœur et la raison, entre le passé et l’avenir.
C’est dans cet esprit que nous ouvrons la réflexion : faut-il vraiment tout changer ? Ou simplement changer notre regard sur ce qui ne marche plus ?
Le changement est devenu le mot d’ordre de notre époque. En politique, dans l’économie ou dans la société, on parle sans cesse de “réinventer”, “réformer”, “transformer”. Pourtant, changer ne veut pas dire progresser. Quand une méthode ne fonctionne plus, il faut avoir le courage de la remettre en question — non pour tout détruire, mais pour retrouver du sens.
Nous vivons dans un monde saturé d’émotions, où chaque décision publique ou économique est jugée à travers le prisme de la sensibilité collective. En 2026, tout semble émotionnel : les débats, les colères, les espoirs. Mais l’émotion seule ne suffit pas à gouverner ni à construire. Elle doit inspirer, sans dominer.
Changer de méthode, c’est accepter de sortir des habitudes, d’innover sans perdre les valeurs. Comme le dit Héraclite : “Rien n’est permanent, sauf le changement.”
Et pourtant, certaines choses ne changent pas — et ne doivent pas changer. La Thora, par exemple, ne se réforme pas : elle s’interprète, elle se vit différemment selon les temps, mais son essence reste immuable.
C’est peut-être là le secret : savoir discerner ce qui doit évoluer et ce qui doit demeurer.
Changer, oui — mais sans se renier.
Moderniser, oui — mais sans effacer la sagesse ancienne.
Parce que le véritable changement n’est pas de tout refaire, c’est d’apprendre à voir autrement ce qui est déjà là.
A vous cher Christophe…
Martine Abbou
Le billet d’humeur de Christophe Faurie
Président de l’association Les interpreneurs
Connaissez-vous Dominique Moïsi ? Il a inventé la « géopolitique des émotions ». Selon lui, le comportement des peuples, comme celui des individus, s’explique par des émotions, une, en particulier, dominante.
Si j’interprète correctement l’analyse qu’il fait de la situation actuelle, dans l’émission « A voix nue » de France Culture, le monde est divisé en trois. D’un côté, Chine, Russie, Iran, Corée du nord. L’Occident les terrifie. Les dirigeants de ces nations ont une peur bleue de la liberté. Ensuite, le « sud global ». Il veut sa revanche sur l’Occident colonial. Assemblage hétéroclite, il est emmené par l’Inde. Finalement, l’Occident. Il hurle son auto-détestation et donne au monde les battons pour se faire battre. Trump lui porte le coup de grâce : il le fait exploser, alors même que sa petite taille était sa faiblesse !
Pourtant Dominique Moïsi ne désespère pas. Désespérer serait renoncer à tout ce à quoi il croit. Et s’il avait raison ? L’Occident est critiqué de toutes parts, mais tout le monde se définit par rapport à lui ! « L’esprit 68 » aurait-il gagné l’humanité : on conteste papa, mais on rêve de prendre sa place ? Que l’Occident trouve des solutions à sa crise d’adolescence et il fera la pluie et le beau temps ? L’humanité n’y a-t-elle pas intérêt, d’ailleurs ? Car, l’Occident, ce sont les droits de l’homme et le désir de concorde de l’humanité.
Et n’est-ce pas, justement, le sens du récent discours du premier ministre canadien ? Que les « puissances moyennes » qui portent ces valeurs s’unissent et elles seront aussi fortes que les monstres totalitaires qui veulent leur imposer leur loi.
A l’échelle de notre pays, c’est ce à quoi l’association des interpreneurs s’est attelée. Que nos PME s’allient entre elles et elles joindront à la « taille critique », l’agilité, les faibles coûts et la créativité de petites structures. Tout ce qui manque aux multinationales « financiarisées ». Tous les espoirs sont permis !
« Nous devons prendre le changement par la main, ou soyez sûrs qu’il nous prendra par la gorge » disait Churchill.
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Le dernier ouvrage des interpreneurs est paru : “France : révélons notre potentiel”
Les nations reviennent, brutalement à une économie de production. L’avenir est à la PME et au territoire : ils ont le savoir-faire désormais nécessaire.
Mais le monde fait, aussi, face à un très grand nombre de problèmes d’une complexité sans précédent. Or la créativité est le stimulant, la particularité et la force du dirigeant français. Et problème signifie nouveau marché, donc croissance et prospérité.
Jusqu’ici entreprises et territoires ignoraient leur potentiel.
Mais tout change. Nos entreprises commencent à tisser entre elles les liens. Ils leur permettent de profiter des opportunités que crée le nouvel ordre mondial. Il y a de la lumière au bout de notre tunnel !
Ce livre est un recueil de témoignages. Ils sont extraits de plus de trois cents interviews collectées par l’association des interpreneurs au cours de ses enquêtes. On y entend parler le dirigeant et ceux qui l’entourent.
Il fait suite à « France : potentiel ignoré ».
Les interpreneurs est une association de dirigeants et de développeurs économiques « de tous horizons ». C’est à la fois un « cluster » de compétences et un réseau d’appui à l’entrepreneur et au territoire.

