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Tribune du 13 octobre 2026 : J’aime ma boite !

En France développons-nous une belle image de l’entrepreneur ?

Arrêtons peut-être de regarder l’entrepreneur comme celui qui doit se justifier ?

Il ou elle crée, investit, embauche, prend des risques, connaît les nuits courtes, les décisions difficiles, les salariés à accompagner, les clients à convaincre et les factures à payer. Et pourtant, lorsqu’une entreprise grandit, on lui demande parfois presque de s’excuser de réussir.

En France, nous savons beaucoup parler de l’emploi. Mais parlons-nous suffisamment de ceux qui créent les emplois ?

Grandir devrait être une bonne nouvelle. Pourtant, beaucoup de dirigeants hésitent encore à franchir certains seuils. Plus de salariés, c’est davantage de responsabilités, de règles, de déclarations, de coûts et parfois une complexité qui décourage. Alors certains préfèrent rester petits.

« Pour vivre heureux, vivons cachés » : serait-ce devenu une devise économique ?

Je crois exactement à l’inverse, donnons envie à nos entrepreneurs de voir plus grand, de recruter, d’investir, exporter, transmettre.

Créer des passerelles et arrêter d’opposer ceux qui entreprennent à ceux qui travaillent. Une entreprise qui fonctionne, c’est un collectif. Derrière un dirigeant, il y a des femmes et des hommes, des familles, des fournisseurs, des territoires et souvent toute une histoire.

La France possède des talents extraordinaires. Dans nos villes, nos villages, nos ateliers, nos commerces, nos entreprises familiales et nos start-up, il existe une énergie que l’on ne voit pas toujours assez.

C’est particulièrement vrai dans nos régions.

En Normandie, par exemple, combien de belles entreprises restent encore trop discrètes ? Combien de dirigeants font avancer leur territoire sans chercher les projecteurs ?

C’est aussi pour cela que wimadame veut leur donner la parole.

Parce que mettre un entrepreneur dans la lumière, ce n’est pas célébrer uniquement sa réussite. C’est donner envie à d’autres d’oser.

Nous avons besoin de moins de peur et de plus de confiance. Moins de complexité et plus de simplicité. Moins de « pourquoi ce n’est pas possible ? » et davantage de « comment peut-on le faire ? ».

La France ne manque ni d’intelligence, ni d’idées, ni de courage.

Elle manque parfois de confiance en elle-même.

Alors, plutôt que de demander encore aux entrepreneurs ce qu’ils peuvent faire pour la France, posons-nous une autre question : que pouvons-nous faire, collectivement, pour leur donner envie de grandir ?

Car derrière chaque entreprise qui grandit, il y a bien plus qu’un chiffre d’affaires.

Il y a des emplois, des familles, un territoire qui avance… et une France qui reprend confiance.

Cette semaine, le 15 octobre Sophie de Menthon lance la 24ème édition de la Fête es entreprises, « J’aime ma boite ». Le soleil brille, passons de l’ombre à la lumière !

Belle lecture.

Martine Abbou
martine.abbou@wimadame.com


La parole à Sophie de Menthon

wimadame : J’aime ma boîte !

Et si, une fois par an, on décidait d’aimer sa boîte ? Pas parce que tout y est parfait, on y connaît parfois des tensions ou des désaccords mais une entreprise est aussi une histoire de rencontres, de liens et de moments partagés.

C’est le message que je veux véhiculer au travers de la Fête des Entreprises : « J’aime ma boîte » qui fête sa 24e édition. Un rendez-vous pour insister sur l’aspect relationnel et humain au cœur de l’entreprise.

Les femmes dans l’entreprise

Les femmes, plus peut-être encore, savent combien le relationnel compte en entreprise et y sont particulièrement attachées. Elles créent des échanges, apprécient les déjeuners tous ensemble, font des échanges de cadeaux et construisent une forme d’affection sociale. Mais la Fête des Entreprises, c’est beaucoup plus que ça. C’est un jour dans l’année pour reconnaitre et clamer qu’on aime son entreprise et qu’on y est bien. On est même nombreux à dire qu’on aime bien notre boss !

« Chacun son métier »

J’aime ma boîte c’est la 24e année et c’est essentiel parce que plus le temps passe plus les français aiment leur boîte. En cette année électorale, cette déclaration d’affection prend une résonnance particulière. Les salariés revendiquent qu’ils aiment leur boite, ils préfèrent leur entreprise et leur patron aux hommes politiques. Certains vont même jusqu’à penser que leur patron serait meilleur que les hommes politiques (ce qui n’est pas forcément vrai, car chacun son métier). Le propos n’est donc pas de faire de l’entreprise une alternative à la politique, mais de constater une réalité : dans un contexte où la confiance envers les institutions peut être fragile, l’entreprise reste pour beaucoup un espace de stabilité, où l’on agit, où l’on construit et où l’on partage.

Les idées ne manquent pas…

Alors le jeudi 15 octobre, exceptionnellement, soyez de bonne humeur ! Préparez immédiatement votre fête !

La plus belle idée que j’ai vu lors de notre traditionnelle fête, est celle d’une entreprise qui a donné pour consigne que chaque salarié donne un livre a un autre salarié. Pas nécessairement un livre neuf. Il pouvait être usé, déjà lu, récent ou ancien, voire même un livre pour enfants. La seule règle : choisir un ouvrage en pensant à la personne qui allait le recevoir. Une idée toute simple, mais finalement très personnelle. Parce qu’offrir un livre, c’est offrir un peu de soi.

Célébrons ce qui reste essentiel : les personnes avec lesquelles nous travaillons et ce que nous construisons ensemble.

Après tout, pourquoi ne pas le dire ?

J’aime ma boîte !

Plus d’info sur https://jaimemaboite.com


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