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Tribune du 27 octobre 2026 : la parole à Kim Legrand

Et si le véritable luxe était de prendre soin de soi ?

A vous Madame, Monsieur,

Dans un monde qui va toujours plus vite, les femmes courent après le temps, les hommes aussi, mais les femmes souvent prennent soin de la famille, des enfants, de leurs parents. Elles gèrent leur entreprise, avez-vous le temps de vous écouter ?

Cette semaine, wimadame vous invite à une rencontre originale. Mais avant de poursuivre, une pensée profondément triste pour toutes celles et ceux qui ont tout perdu dans les violences, les émeutes et la casse du samedi 17 octobre ! Derrière chaque vitrine, chaque commerce brisé, il y a des années de travail, des rêves anéantis, des familles détruites ! Pauvre France, n’oublions jamais les victimes silencieuses de ces nuits de chaos ! Quel malheur !

Un peu de douceur… Une histoire surprenante, celle de Kim, une femme qui a choisi d’accompagner les autres par la réflexologie crânienne, et d’apporter de bonnes ondes ! Un toucher, une écoute, un moment pour ralentir et se reconnecter à soi.

Les médecines complémentaires séduisent de plus en plus de personnes. Effet de mode ou véritable besoin de notre époque ? Pourquoi ressentons-nous cette envie de retrouver des approches plus humaines, plus naturelles, plus personnelles face à une Médecine traditionnelle !

Avons-nous besoin de réapprendre à écouter notre corps autant que notre esprit ? Je ne prétends pas avoir toutes les réponses, mais je suis convaincue que les rencontres nous apprennent toujours quelque chose. Une condition, rester curieux, se poser les bonnes questions et garder un esprit toujours critique.

Oui, prendre soin de soi, c’est aussi savoir s’informer et faire les bons choix. Chez wimadame, nous aimons découvrir celles et ceux qui ont choisi une voie différente. Ceux qui mettent leur sensibilité, leur savoir-faire et leur engagement au service des autres.

Et vous, avez-vous déjà essayé la réflexologie crânienne ? Qu’attendez-vous aujourd’hui d’une pratique dédiée à votre bien-être ?

La parole est à Kim. Écoutons son histoire, son approche et ce qui l’anime. Belle lecture.

Martine en question
martine.abbou@wimadame.com


La parole à Kim Legrand
Co-fondatrice de TAYKIM

Merci de vous présenter, votre entreprise porte votre vision, qui êtes-vous vraiment ?

Je suis Kim Legrand. J’ai fondé TAYKIM avec mon mari. C’est d’ailleurs lui qui a eu l’idée de ce nom, qui signifie pour nous « les mains de Kim » en vietnamien.
Depuis mon enfance, j’ai toujours aimé masser. Pourtant, je n’imaginais absolument pas que cela deviendrait un jour mon métier et encore moins une entreprise. J’ai exercé plusieurs métiers avant de prendre un virage radical dans ma vie professionnelle. C’est à ce moment-là que j’ai compris quelque chose d’essentiel : aider les personnes me passionnait profondément.

Petit à petit, ce qui était naturel chez moi depuis l’enfance est devenu mon métier, puis ma méthode. Cela fait aujourd’hui près de 30 ans que je pratique et que je développe mon travail.

Mais si vous me demandez qui je suis vraiment, je dirais simplement que je suis une femme passionnée par ce qu’elle fait. J’aime mon travail. Je me lève le matin et je pars travailler avec le sourire. Même après toutes ces années, j’ai toujours cette envie de recevoir mes clients, de travailler avec mes mains, d’observer, de comprendre et de continuer à apprendre.

TAYKIM est finalement une grande partie de mon histoire. Ce n’est pas une entreprise que j’ai créée simplement pour entreprendre : elle est née de ma passion.

Quel a été le déclic qui vous a donné envie d’entreprendre, où en êtes-vous aujourd’hui dans votre entreprise ?

Le déclic est venu lorsque j’ai compris que mon travail pouvait réellement apporter quelque chose aux personnes qui venaient me voir. Elles revenaient, me remerciaient et me racontaient les bienfaits qu’elles ressentaient après mes soins.

Leurs témoignages m’ont donné envie d’aller encore plus loin. J’ai progressé petit à petit, en observant, en cherchant et en développant de nouvelles solutions pour améliorer ma pratique.

Aujourd’hui encore, je continue à apprendre et à faire évoluer ma méthode. Je pense que c’est aussi cela qui me passionne : ne jamais considérer que tout est acquis et chercher chaque jour à m’améliorer.

Malgré vos doutes, vos peurs vous avancez ? Quel talent quelle qualité vous a vraiment permis d’avancer et réussir ?

Je n’ai jamais vraiment douté de l’efficacité de mes protocoles. Je suis persévérante, tenace et infatigable. Je ne lâche rien. Quand quelque chose ne fonctionne pas comme je le souhaite, j’essaie de comprendre pourquoi et surtout comment je peux faire autrement pour aider davantage. Je cherche, j’observe, je travaille et je recommence s’il le faut. C’est ce qui me permet de progresser chaque jour. Je suis inlassable dans mon travail et dans ma recherche de solutions.

Votre rêve le plus fou

Mon rêve le plus fou serait que TAYKIM soit reconnue à l’international et que les méthodes que j’ai développées pendant toutes ces années puissent voyager au-delà des frontières et être transmises dans différents pays. Voir les méthodes TAYKIM pratiquées et reconnues à travers le monde serait pour moi l’aboutissement de près de 30 années de passion, de travail et de persévérance.

Votre coup de cœur

Mon coup de cœur, c’est de voir TAYKIM s’implanter progressivement dans différentes villes, en France puis à l’international. Voir un projet que j’ai construit pendant toutes ces années prendre vie ailleurs, avec mes méthodes, mon identité et ma vision, est une immense fierté.   Chaque nouvelle implantation représente pour moi une nouvelle étape dans l’histoire de TAYKIM.

Votre coup de gueule

Mon coup de gueule, c’est de ne pas réussir à aider une personne qui vient me voir. C’est quelque chose que j’accepte difficilement, car j’ai toujours envie de trouver une solution. Quand je n’y arrive pas, je cherche à comprendre pourquoi, je réfléchis, j’observe et j’essaie de trouver une autre approche. C’est aussi ce qui me pousse à progresser sans cesse.

Vos trois mots préférés

La bienveillance, l’écoute et la patience. Ce sont trois valeurs essentielles pour moi, aussi bien dans mon travail que dans ma vie. Pour pouvoir aider une personne, il faut d’abord savoir l’écouter, être bienveillant et avoir la patience de comprendre ce dont elle a réellement besoin.

Qu’aimeriez-vous changer, simplifier ou faire évoluer dans l’entrepreneuriat ?

J’aimerais avant tout que l’entrepreneuriat soit plus simple sur le plan administratif. Les démarches, les charges et les taxes prennent beaucoup de place et d’énergie alors qu’un entrepreneur devrait pouvoir se concentrer davantage sur le développement de son entreprise. Le recrutement est également pour moi une véritable source d’inquiétude. Trouver les bonnes personnes, compétentes, motivées et qui partagent les valeurs de l’entreprise est essentiel, mais ce n’est pas toujours facile. J’aimerais donc plus de simplicité et moins de contraintes pour permettre aux entrepreneurs de se consacrer pleinement à ce qu’ils savent faire et à la croissance de leur entreprise.

Quel regard portez-vous en 2027, quelle idée à un jeune entrepreneur qui démarre ?

Pour 2027, j’aimerais que les entreprises puissent prospérer dans les meilleures conditions, sans avoir constamment des bâtons dans les roues, et surtout dans une économie florissante qui donne envie d’entreprendre, d’investir et de créer. À un jeune entrepreneur qui démarre, je dirais de croire en son projet, d’être persévérant et de ne pas se décourager face aux difficultés. Quand on croit profondément en ce que l’on fait, il faut avancer et ne rien lâcher.

Qu’attendez-vous d’un réseau ? Comment le cultivez-vous ?

J’attends d’un réseau de vraies rencontres, pas simplement une accumulation de contacts. Un bon réseau doit permettre l’échange, la confiance, la mise en relation et parfois la naissance de projets auxquels on n’aurait jamais pensé seul. Je le cultive par la fidélité et la réciprocité : je crois beaucoup aux relations qui se construisent dans le temps.

Quelle personne a particulièrement compté pour vous, un mentor, un associé, un ami un parent une rencontre ?

Sans hésiter, mon mari Stéphane. Il m’a toujours soutenue et a toujours cru en moi. Je dirais même qu’il croit parfois plus en ce que je fais que moi-même ! Il m’a encouragée à avancer, à développer mes idées et à croire en mes capacités, même dans les moments plus difficiles. On dit souvent que derrière chaque grand homme, il y a une femme. Pour moi, c’est l’inverse : derrière la femme que je suis devenue et l’entrepreneuse que je suis aujourd’hui, il y a un homme, mon mari.

Quelles questions auriez-vous aimé que je vous pose ?

« Qu’est-ce qui vous anime ? »

Ce qui m’anime, c’est de me sentir utile. C’est de voir une personne arriver avec une difficulté et de chercher comment je peux l’aider. Chaque personne est différente, alors je cherche, j’observe et j’adapte mon travail. Ce qui m’anime aussi, c’est cette envie permanente de progresser, de développer mes méthodes et de découvrir jusqu’où je peux aller dans mon travail. C’est cette passion qui me donne encore aujourd’hui l’envie de me lever chaque matin et de continuer.

Si rêve réalisé, aimeriez-vous participer à la création du cercle des lumières, cercle des 100 ?

Oui, avec plaisir. Si mon expérience peut un jour permettre à d’autres femmes ou entrepreneurs d’oser, d’éviter certaines erreurs ou simplement de croire davantage en leur projet, alors cela aura du sens pour moi.

Un mot pour wimadame ?

Merci de donner la parole aux femmes qui entreprennent, mais aussi de montrer ce qu’il y a derrière une entreprise: une histoire, des doutes, du courage, des rencontres et énormément de travail. Une entreprise commence souvent par le rêve d’une personne. Lui donner la parole, c’est déjà l’aider à faire vivre ce rêve.


Pour en savoir plus

https://tay-kim.com/

https://www.instagram.com/taykim.official


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