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Tribune du 3 novembre 2026 : la parole à Ludovic Chevenement

​Et si l’avenir de l’automobile française n’était pas une histoire terminée ?

Vous chers lecteurs de la tribune d’expression wimadame,

Nous retrouver avec cette semaine, Ludovic Chevenement : et si l’avenir de l’automobile française n’était pas une histoire terminée ?

Il y a des rencontres, des personnalités et des projets qui méritent que l’on s’arrête un instant pour les écouter. C’est à travers Christophe Faury que j’ai découvert Ludovic Chevenement, président d’Alpha Green, et son projet autour d’une automobile plus propre.

L’automobile… un sujet qui me touche profondément. Ceux qui me connaissent savent combien cette passion a compté dans ma vie, combien Jacob et moi avons aimé cet univers, ses hommes, ses entreprises, ses audaces et cette formidable aventure industrielle que représente la voiture.

Alors, lorsque je découvre un jeune homme qui porte en lui autant d’envie, de détermination et d’ambition, je ne peux qu’avoir envie de lui donner la parole.

Ludovic a beaucoup d’atouts : la jeunesse, la passion automobile, l’intelligence, l’audace et surtout le courage de croire encore en une idée. Celle de faire avancer une industrie, d’imaginer autrement et de proposer des solutions pour un moteur plus propre.

Mais au-delà de son projet, c’est son état d’esprit qui m’interpelle. Je n’y croyais pas beaucoup, mais non tout n’est pas foutu ! Non, l’industrie automobile française n’est pas condamnée à regarder les autres avancer. La France a encore des talents, des ingénieurs, des entrepreneurs, des savoir-faire et une formidable capacité à innover.

Ce qui nous manque peut-être aujourd’hui, c’est avant tout la confiance. La confiance dans nos entrepreneurs, dans notre industrie, dans notre jeunesse et dans notre capacité collective à reconstruire.

Wimadame souhaite encourager Ludovic et tous ceux qui, comme lui, refusent de renoncer. Nous voulons leur offrir une tribune, de la visibilité et surtout leur rappeler qu’ils ne sont pas seuls.

Mais cette ambition ne pourra réussir sans une véritable volonté politique. L’État, les régions et les collectivités doivent se battre aux côtés de ceux qui entreprennent. Il faut redonner de la lumière à nos entreprises, libérer les énergies, alléger les normes, les taxes, les contraintes et cette accumulation de problèmes qui finit par décourager les meilleures volontés.

Il est temps de changer de regard, de retrouver du bon sens et, pourquoi pas, de repartir d’une page blanche. Non pas pour oublier ce qui a été construit, mais pour retrouver le goût de bâtir en France. L’avenir ne se décrète pas dans les discours. Il se construit avec des femmes et des hommes qui osent, qui travaillent, qui prennent des risques et qui croient en leurs idées.

Ludovic, continuez à avancer. La France a besoin de cette jeunesse qui entreprend, de cette audace qui rassemble et de cette passion qui donne envie d’y croire encore. Parce qu’une industrie qui retrouve confiance est une industrie qui peut retrouver son avenir.

Wimadame — Donner la parole à ceux qui osent construire demain. Aujourd’hui, soutenons Ludovic !

Mais encourager Ludovic ne doit pas se limiter à quelques mots ou à un bel article. Aller plus loin. Il faut que les industriels, les investisseurs, les constructeurs, les partenaires économiques et les décideurs prennent le temps de le rencontrer, d’écouter son projet et, surtout, de lui donner les moyens de le faire grandir.

Je lance donc un appel : qui est prêt à accompagner Ludovic Chevenement et Alpha Green ? Qui est prêt à ouvrir une porte, à apporter son expertise, à investir, à créer un partenariat ou simplement à lui donner cette chance dont tant de jeunes entrepreneurs ont besoin ?

Wimadame prendra sa part en mettant en lumière cette initiative et en faisant entendre cette voix. Nous ne pouvons pas demander à notre jeunesse d’oser entreprendre si, au moment de se lancer, elle ne trouve personne pour la soutenir. Ludovic mérite que l’on s’intéresse à lui, et qu’on lui donne une véritable chance, à grandir.

Aidons-le à devenir une réussite française !

Avec amitiés.

Martine en Normandie
martine.abbou@wimadame.com


La parole à Ludovic Chevenement
Fondateur d’AlphaGreen et président d’AlphaCorp Group

Pouvez-vous vous présenter ainsi que votre entreprise ?

Je suis Ludovic Chevenement, fondateur d’AlphaGreen et président d’AlphaCorp Group.

Mon parcours est assez atypique. Issu d’une formation professionnelle en mécanique automobile, j’ai commencé ma carrière comme mécanicien chez Peugeot. Je n’ai pas suivi le parcours traditionnel que l’on imagine parfois pour un dirigeant d’entreprise.

En février 2020, j’ai créé AlphaGreen avec une conviction : nous pouvions agir concrètement sur la pollution des moteurs thermiques existants, sans attendre leur remplacement.

Aujourd’hui, AlphaGreen développe une technologie française brevetée permettant de réduire les émissions polluantes des moteurs, d’optimiser leur consommation de carburant et d’anticiper certaines défaillances mécaniques grâce à l’analyse de données et à l’intelligence artificielle. Notre technologie s’adresse aux véhicules particuliers, poids lourds, autobus, engins de travaux publics et moteurs industriels.

Nous travaillons avec de grands groupes français et développons également des projets à l’international. Ce qui me rend particulièrement heureux, c’est d’avoir transformé une connaissance très concrète de la mécanique en un projet industriel et environnemental. Je suis convaincu que l’innovation ne dépend pas du diplôme que l’on possède, mais de notre capacité à observer, comprendre et remettre en question ce qui existe.

Quel a été le déclic qui vous a donné envie d’entreprendre ?

Le déclic est venu de mon métier de mécanicien. Pendant des années, j’ai travaillé sur des moteurs et constaté qu’avec le temps, ils perdaient progressivement leurs performances, consommaient davantage et devenaient plus polluants.

Je suis convaincu que la transition énergétique doit s’opérer à plusieurs niveaux, avec des actions à court, moyen et long terme.

Les solutions de demain se construisent grâce à la recherche et au développement d’aujourd’hui. C’est indispensable. Mais cela ne doit pas nous empêcher d’agir dès maintenant, avec les technologies et les moyens dont nous disposons.

Fixer des objectifs ambitieux et annoncer des échéances politiques est une chose, mais la réalité technique, économique et industrielle finit toujours par s’imposer. Nous ne pouvons pas simplement attendre l’arrivée d’une énergie révolutionnaire pour commencer à agir.

C’est de cette réflexion qu’est née ma volonté de développer une solution simple à mettre en œuvre, économiquement viable et capable de produire des résultats concrets, mesurables et immédiats sur les millions de moteurs déjà en circulation.

Pour moi, la transition énergétique ne consiste pas uniquement à préparer le monde de demain, mais aussi à améliorer celui d’aujourd’hui.

C’est ce qui a donné naissance à AlphaGreen. Je ne voulais pas simplement créer une entreprise. Je voulais apporter une réponse concrète à un problème que je connaissais parfaitement.

Mon déclic a été de comprendre qu’un problème considéré comme une fatalité pouvait devenir une opportunité d’innovation.

Pourquoi avoir quitté le salariat ?

Je n’ai pas quitté le salariat par envie de devenir patron ou de créer une entreprise à tout prix. J’aimais mon métier de mécanicien et je n’avais pas particulièrement imaginé devenir chef d’entreprise.

Ce qui m’animait avant tout, c’était l’envie de devenir acteur d’une cause qui me parle : le réchauffement climatique, avec la conviction que nous pouvions apporter des solutions concrètes et immédiatement applicables.

À travers mon expérience de mécanicien, j’avais identifié une problématique et imaginé une réponse. Je voulais aller au bout de cette idée, la développer et surtout démontrer qu’elle pouvait avoir un impact réel.

La création d’AlphaGreen n’était donc pas une finalité en soi, mais le moyen de donner vie à cette ambition. L’entrepreneuriat s’est finalement imposé comme une évidence, presque comme une conséquence naturelle de mon engagement.

Quitter un emploi stable en février 2020, quelques semaines avant la crise sanitaire, représentait évidemment un risque. Mais pour moi, le plus grand risque aurait été de ne pas essayer.

Je ne suis pas devenu entrepreneur pour diriger une entreprise mais pour pouvoir agir sur une cause qui me tient à cœur.

Malgré vos doutes et vos peurs, vous avancez. Quel talent ou quelle qualité vous a vraiment permis d’avancer ?

Sans aucun doute, la persévérance. Mais je dirais surtout la capacité à garder mon sang-froid en toutes circonstances. Il y a également un pilier essentiel : ma stabilité familiale.

Dans l’entrepreneuriat, les imprévus, les difficultés et les situations complexes font partie du quotidien. Je pense que la manière dont nous réagissons à ces événements est souvent plus importante que les événements eux-mêmes.

S’énerver ou céder à la panique ne résout rien. Je préfère analyser une situation, comprendre les enjeux (amont et aval), les différentes possibilités et chercher la solution la plus adaptée.

Je suis également quelqu’un de très curieux. J’aime apprendre, comprendre de nouveaux sujets, découvrir des domaines que je ne maîtrise pas encore. Et j’ai la chance d’apprendre relativement vite. Je n’ai jamais considéré que mon parcours initial devait limiter mes ambitions.

La persévérance permet de tenir dans la durée, le sang-froid permet de prendre les bonnes décisions, et la curiosité permet de continuer à progresser.

Quel est votre rêve le plus fou ?

Je ne sais pas si c’est un rêve, mais ce serait que la technologie que j’ai développée devienne un jour un standard dans l’entretien des moteurs, au même titre que les opérations de maintenance que nous considérons aujourd’hui comme indispensables.

J’aimerais qu’un jour, entretenir un moteur signifie naturellement préserver ses performances, limiter ses émissions et anticiper ses défaillances. Ce serait une immense satisfaction de voir une technologie née de mon expérience de mécanicien devenir une référence, en France comme à l’international.

Et sur un plan plus personnel, être un jour reçu par le président Emmanuel Macron pour lui présenter ce que nous avons construit, ce serait une véritable fierté. Non pas simplement pour la reconnaissance, mais pour ce que cela représenterait : démontrer qu’un mécanicien, issu d’un parcours professionnel classique, peut développer une innovation française capable de rayonner à l’international.

Quel est votre coup de cœur ?

Mon coup de cœur du moment, c’est l’histoire de Michel-Jack Chasseuil, ce collectionneur de vins d’exception au parcours absolument atypique.

Au-delà de sa collection, c’est surtout son histoire personnelle qui me fascine. Son parcours, notamment ses débuts chez Dassault, et la manière dont il a progressivement construit quelque chose d’extraordinaire, sans que rien ne le prédestine à une telle destinée.

J’aime ces histoires de personnes qui partent de peu, qui n’ont pas nécessairement les relations, les moyens ou le parcours que l’on imagine indispensables à la réussite, mais qui parviennent à accomplir de grandes choses grâce à leur passion, leur détermination et leur capacité à saisir les opportunités.

Je trouve fascinant de voir jusqu’où une personne peut aller lorsqu’elle suit ses convictions et construit patiemment son propre chemin. C’est probablement ce qui me touche le plus dans son histoire : cette idée que notre point de départ ne détermine pas nécessairement notre destination.

J’aime les parcours qui nous rappellent que l’on peut accomplir des choses extraordinaires sans y avoir été prédestiné.

Quel est votre coup de gueule ?

Je n’ai pas vraiment de coup de gueule.

J’essaie de mener ma vie en tenant compte de ce qui fonctionne et de ce qui ne fonctionne pas, puis de m’adapter pour faire avancer les choses. Je préfère consacrer mon temps et mon énergie à ce sur quoi je peux réellement agir plutôt qu’à des combats qui, finalement, ne produiront pas d’amélioration durable.

Cela ne signifie pas que je suis indifférent à ce qui se passe autour de moi. Simplement, je considère que notre énergie est précieuse et qu’il faut choisir où l’investir.

Passer son temps à dénoncer ce qui ne va pas peut parfois nous empêcher d’avancer et, surtout, nous détourner de notre propre chemin. Je préfère essayer d’améliorer les choses à mon échelle, par mes décisions et mes actions.

Je ne cherche pas à avoir raison contre le monde. Je cherche à avancer dans le monde tel qu’il est, tout en contribuant à le faire évoluer là où je le peux.

Quels sont vos trois mots préférés ?

Pragmatisme, adaptabilité et opiniâtreté.

Le pragmatisme, parce que je privilégie toujours la réalité des faits et les solutions concrètes aux grandes théories. Je préfère chercher ce qui fonctionne plutôt que de m’attarder sur ce qui devrait fonctionner.

L’adaptabilité, parce qu’elle a été indispensable dans mon parcours. En quelques mois, je suis passé de mécanicien automobile à inventeur, puis entrepreneur, amené à échanger avec de grands dirigeants et des ministres.

Aujourd’hui encore, il m’arrive, dans une même journée, d’échanger avec un ministre étranger, un general des armées d’un autre pays, un dirigeant d’entreprise, puis de retrouver mes équipes pour résoudre un problème technique.

Je passe ainsi d’un environnement à un autre (sans Mauvais jeux de mots), parfois d’une minute à l’autre, avec des interlocuteurs, des codes et des enjeux totalement différents.

Et je trouve cela passionnant. J’aime découvrir, comprendre, apprendre rapidement et m’adapter à des environnements nouveaux, sans pour autant changer qui je suis.

Enfin, l’opiniâtreté, parce que je pense qu’il faut savoir garder son cap, même lorsque les difficultés s’accumulent ou que les résultats tardent à arriver.

Ces trois mots résument finalement assez bien ma philosophie : rester pragmatique dans mes décisions, adaptable dans mes méthodes et opiniâtre dans mes ambitions.

Face à l’État, qu’aimeriez-vous changer, simplifier ou faire évoluer pour aider à développer l’entrepreneuriat ?

Je pense que le travail sur l’éducation et sur notre vision du monde devrait revenir au cœur des politiques publiques.

Avant même de parler d’entrepreneuriat, de fiscalité ou de simplification administrative, je crois qu’il faut s’interroger sur ce que nous transmettons aux générations futures.

L’école doit évidemment permettre d’acquérir des connaissances, mais elle devrait aussi davantage préparer à la vie réelle : apprendre à comprendre le monde, à développer son esprit critique, à respecter les autres, à prendre des responsabilités et à mesurer les conséquences de ses choix.

Nous vivons dans une société où les réseaux sociaux, l’apparence et parfois la recherche d’un luxe éphémère prennent une place considérable. Je trouve important de rappeler que la réussite ne se résume ni à ce que l’on possède ni à ce que l’on montre.

Le respect, le sens des responsabilités, la curiosité, le travail et la capacité à vivre ensemble sont, pour moi, des fondations essentielles. Je pense sincèrement que beaucoup de problèmes pourraient être évités si ces valeurs étaient davantage transmises dès le plus jeune âge.

Cela concerne directement l’entrepreneuriat : une société qui apprend à ses jeunes à réfléchir par eux-mêmes et à prendre leurs responsabilités forme naturellement des personnes plus autonomes et entreprenantes.

Pour moi, la meilleure politique en générale par l’éducation.

Quel regard portez-vous sur 2027 ? Quel conseil donneriez-vous à un jeune entrepreneur qui démarre ?

Je suis moi-même encore jeune et j’apprends énormément chaque jour. Je ne suis donc pas certain d’avoir la légitimité pour donner des conseils aux autres.

En revanche, je peux partager une conviction : le seul véritable frein que nous devrions nous imposer dans nos choix, c’est l’éthique. Avant de prendre une décision, je pense qu’il faut se demander si ce que nous faisons est juste, si cela respecte les autres et si les conséquences seront positives pour l’avenir.

Pour le reste, je ne crois pas que notre origine sociale, notre parcours scolaire ou le regard des autres doivent déterminer ce que nous sommes autorisés à entreprendre/faire. Nous sommes responsables de nos choix et nous devons être prêts à en assumer les conséquences.

Je pense aussi qu’il est essentiel de conserver une grande curiosité. J’aime apprendre, rencontrer des personnes aux parcours différents, échanger avec elles et m’inspirer de leurs expériences. Je ne considère jamais que ce que je sais aujourd’hui sera suffisant demain.

Pour 2027, je souhaite simplement continuer à apprendre, à construire et à faire progresser les projets que nous avons engagés.

Nous ne choisissons pas toujours notre point de départ, mais nous avons une responsabilité dans la direction que nous décidons de prendre.

Qu’attendez-vous d’un réseau ? Comment le cultivez-vous ?

Pour moi, un réseau ne doit pas être simplement un carnet d’adresses. C’est avant tout un ensemble de relations humaines fondées sur la confiance, le respect et la réciprocité.

Une rencontre peut parfois changer complètement la trajectoire d’une entreprise. Elle peut apporter une compétence, ouvrir une porte, permettre de comprendre un marché ou simplement donner un conseil au bon moment.

Mais je pense qu’il faut aborder un réseau avec l’envie d’apporter quelque chose, et pas uniquement dans l’espoir d’en recevoir. Je le cultive principalement à travers les rencontres, les échanges directs et les projets concrets.

J’accorde beaucoup d’importance à la parole donnée et à la qualité des relations dans la durée. Un bon réseau, ce n’est pas connaître beaucoup de monde. C’est construire des relations dans lesquelles chacun sait qu’il peut compter sur l’autre.

Quelle personne a particulièrement compté pour vous : un mentor, un associé, un ami, un parent, une rencontre ?

Plusieurs personnes ont particulièrement compté dans mon parcours, notamment Patrick Ropert, Vincent Martin et Richard Paget.

Chacun, à sa manière, m’a accordé sa confiance et cela a eu une véritable importance pour moi.

Lorsqu’on entreprend jeune, avec un parcours qui ne correspond pas nécessairement aux standards habituels du monde des affaires, la confiance de personnes expérimentées représente beaucoup. Elle permet d’avancer, de prendre de l’assurance, mais aussi d’accéder à d’autres façons de réfléchir et d’appréhender les situations.

J’accorde énormément de valeur aux échanges avec des personnes qui ont des expériences différentes des miennes. J’aime comprendre leurs raisonnements, leurs parcours, les décisions qu’elles ont prises et les enseignements qu’elles en ont tirés.

Je pense que l’on peut apprendre de chaque rencontre, à condition de conserver suffisamment de curiosité et d’humilité pour écouter.

Je suis reconnaissant envers les personnes qui m’ont fait confiance, et particulièrement envers celles qui l’ont fait avant même que mes ambitions ne deviennent des réalisations concrètes.

Quelles questions auriez-vous aimé que je vous pose ?

« Qu’est-ce que l’entrepreneuriat vous a appris sur vous-même ? »

Parce que je pense que c’est l’un des aspects dont on parle le moins. Créer une entreprise vous confronte à vos qualités, mais surtout à vos limites. Cela vous oblige à apprendre, à vous remettre en question, à prendre des décisions difficiles et parfois à accepter que vous vous êtes trompé.

J’ai appris que l’on pouvait être extrêmement déterminé tout en ayant des doutes. Que l’on pouvait avoir une grande ambition sans avoir toutes les compétences au départ. Et surtout, que la réussite ne dépendait pas uniquement de la force d’une idée, mais de la capacité à la transformer en réalité.

L’entrepreneuriat m’a également appris à relativiser le regard des autres. Lorsque vous démarrez un projet ambitieux, beaucoup de personnes vous expliquent pourquoi cela ne fonctionnera pas. Si vous écoutez tout le monde, vous ne faites jamais rien. Mais si vous n’écoutez personne, vous risquez de commettre de graves erreurs.

Toute la difficulté consiste à trouver le bon équilibre entre écouter les conseils et rester fidèle à sa vision. C’est un véritable parcours initiatique.

Et/ou donner la parole à mon épouse, Adeline, pour un regard différent du mien et avoir des réponses croisées.

Si votre rêve se réalise, aimeriez-vous participer à la création du Cercle des Lumières, le Cercle des 100 ?

Je serais heureux d’en découvrir davantage sur ce projet.

J’aime les rencontres, les échanges d’expériences et les initiatives qui permettent de rapprocher des personnes aux parcours différents. Je suis convaincu que chacun peut apprendre des autres, quels que soient son âge, son expérience ou son niveau de réussite.

Si l’objectif est de réunir des personnes qui souhaitent partager leurs connaissances, construire des projets et contribuer concrètement à faire avancer les choses, alors cette démarche correspond à ma manière de voir les relations humaines et professionnelles.

Je serais donc ravi d’en discuter avec vous.

Un mot pour wimadame ?

Merci de donner la parole à des entrepreneurs et de vous intéresser à ce qui se cache derrière leurs projets : les convictions, les difficultés, les rencontres et les ambitions.

Je pense qu’il est important de raconter ces parcours, parce que l’entrepreneuriat est avant tout une aventure humaine.

J’apprécie particulièrement les initiatives qui créent des passerelles entre des univers différents et qui permettent à chacun de s’enrichir de l’expérience des autres.

Si mon témoignage peut donner à une seule personne l’envie d’oser entreprendre, alors cette interview aura déjà eu une véritable utilité.

Et s’il fallait retenir une seule chose de mon parcours, ce serait celle-ci : il n’est pas nécessaire de venir d’un milieu privilégié ou d’avoir suivi un parcours exceptionnel pour porter une grande ambition. Il faut surtout avoir le courage de commencer et la détermination de continuer.

Et pour conclure, merci à wimadame de donner la parole à un homme.


Pour en savoir plus

https://www.alphagreen-dev.com/
https://www.linkedin.com/in/ludovic-chevenement/