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Actualités avec Guy Le Péchon

Ecrit par Martine Abbou

Avec la loi sur la parité dans les conseils d’administration, les dirigeantes les plus en vue cumulent les mandats. Guy le Péchon, spécialiste de la gouvernance d’entreprise, trés présent à nos déjeuners networking, nous a adressé un billet d’humeur à faire paraitre.

Quid de l’intelligence émotionnelle des administrateurs ?

 Bien souvent au cours de la vie d’un Conseil d’Administration ou de Surveillance, lors des réflexions pour en améliorer la composition, le profil  d’un membre en poste ou de celui d’un(e) postulant(e) à un poste d’administrateur, est étudié. La méthode préconisée par Gouvernance & Structures est de partir de la stratégie de l’entreprise préalablement définie et de la composition existante/prévisible du Conseil pour en déduire les profils adéquats. Alors, classiquement les caractéristiques objectives seront notées (âge, genre, lieu de vie, disponibilités, connaissance du domaine de l’entreprise et des pays, ..), puis l’intelligence rationnelle/cognitive au sens large sera positionnée (formations, expériences vécues)

Mais quid de l’intelligence émotionnelle? Tous ceux qui ont vécu au sein d’un conseil savent à quel point le comportement  lié à l’émotion de chacun joue sur celui des autres et a une forte influence, sur l’efficacité  du Conseil. Classiquement : l’administrateur frustré de ne pouvoir être compris et qui n’intervient plus, le bavard pensant surtout à se mettre en avant sans voir les autres s’énerver, l’administratrice touchée par une remarque liée à son genre, ceux incapables de voir et d’interpréter la gestuelle inconsciente des autres, l’empathie et l’enthousiasme communicatif d’autres.

Selon Wikipédia, les premières études sur l’intelligence émotionnelle (IE) sont apparues audébut des années1990. L’intelligence émotionnelle est alors définie comme « une forme d’intelligence qui suppose la capacité à contrôler ses sentiments et émotions et ceux des autres, à faire la distinction entre eux et à utiliser cette information pour orienter ses pensées et ses gestes.». D’ailleurs, l’intelligence émotionnelle de chacun peut être améliorée.

Sans avoir l’ambition de déterminer un « coefficient émotionnel » pour chacun, la mise en évidence des traits les plus saillants de cette intelligence est un soutien dans l’élaboration de la composition des conseils. Le « coefficient émotionnel » naturel des femmes est reconnu comme en moyenne supérieur à celui des hommes. Les cooptations de femmes au sein des conseils ont donc a priori un effet bénéfique,

Gouvernance & Structures, peut très rapidement répondre à des demandes spécifiques d’un Président : diagnostic des profils existants dans son Conseil, féminisation et soutien dans la justification des candidates retenues. 

Merci à Guy pour cette réflexion sur l’intelligence émotionnelle. Et si on rajeunissait aussi les conseils ….