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Actualités du réseau – Mai 2020

wimadame vous présente…

Sindhu RAJ, Fondatrice de Nisha beauty

  Je suis Sindhu Raj, 31 ans, mariée, maman de deux filles : 8 ans et 16 mois. J’arrive en France avec mes parents à l’âge d’un an, nous posons nos valises à Paris, et oui je suis une grande parisienne dans l’âme. Je me suis prise d’amour aussi pour ma ville natale qui est Pondichéry, un petit bout de France en Inde, cet ancien comptoir français où mes grands- parents travaillaient dans les usines de coton français à l’époque des colonies.

Mon amour pour le monde de la mode et de la beauté́, se fait sentir dès mon plus jeune âge. J’adore m’apprêter et suivre les dernières tendances. Malheureusement je n’ai pas pu faire carrière dans ce monde tellement fascinant. La pression sociale, une envie de la part de mes parents voulant que leur fille obtienne un diplôme universitaire, m’ont mené vers des études de commerce. Tout droit sortie de l’école supérieure, je m’oriente vers l’audiovisuel, un domaine dans lequel je réalise un premier stage. J’y reste pendant plus de 7 ans où j’évolue dans les coulisses techniques de ce monde. Je suis quelqu’un d’assez touche à tout et autodidacte, je découvre pendant cette période la puissance du marketing.

En 2016, je rencontre l’homme qui deviendra mon mari. Nous passons beaucoup de temps ensemble, et je réalise à quel point ces connaissances dans sa passion pour la nutrition et de la naturopathie sont extraordinaires. Travaillant dans une pharmacie, il était impossible pour moi d’accepter qu’il ne mette pas ces connaissances à profit de personnes en recherche de conseils et de formations dans ce domaine. C’est pourquoi, je pars à la quête d’informations pour monter une entreprise de coaching. Nous montons notre société ensemble, notre slogan : “Devenir la meilleure version de soi-même !” en adoptant un nouveau style de vie : nutrition, sport, et positive mindset. Je l’accompagne pendant un an, mais une idée me trotte toujours dans la tête de vouloir monter mon propre business dans un monde qui me passionne.

Durant l’été 2019, je me rends en Inde à Pondichéry chez ma famille; comme une volonté de faire un point sur ma vie : mon rôle de mère, ma vie pro, perso, mon futur, notre futur, etc.. J’y séjourne 1 mois, ce sont des vacances ressourçantes où je me balade dans les ruelles de ma ville de cœur, sirote des cocktails en bord de mer, découvre de nouvelles adresses de restaurants. En passant aussi beaucoup de temps avec les femmes de ma famille, une chose en ressortait : les routines beauté sont plus que naturelles, ce sont des secrets qu’elles se transmettent de génération et génération. Elles utilisent principalement des ingrédients produits par les agriculteurs locaux pour les adapter à leurs routines, juste Waouh! J’étais admirative. Les Indiennes sont connues pour avoir une chevelure magnifique, et il fallait que je partage tout ça avec les françaises qui sont en pleines demandes de produits sains et naturels. Une chose en ressortait : L’HUILE DE COCO.

Ça y est ! J’avais mon idée : Lancer une gamme de cosmétique capillaire élaborée principalement à base d’huile de coco. Plus j’y pensais, plus cette idée devenait une évidence.

Mes vacances se transforment à ce moment là en voyage inspirant, où chaque sortie devient des sources d’idées, des recherches, je prends conseil auprès de ma grand-mère, ma mère, mes tantes, cousines. Mon carnet de voyage se transforme en carnet de notes, remplis de dessin, d’infos, de croquis, de recettes, des tutos, des histoires, …

J’avais cette volonté d’apporter le meilleur pour mes clientes mais surtout je voulais un produit simple d’utilisation et universel : adapter à toutes, à tous les types de cheveux. J’élabore donc une première gamme de soin pour apporter une solution aux cheveux malmenés par nos trains de vies modernes.

L’aventure commence vraiment dès mon retour en France, j’avais les bases, les idées mais pas le reste. Je fouille, je cherche, je magazine, je me balade, je me forme en rencontrant des experts du domaine, je fais des rencontres, je regarde des vidéos…. Tout s’accélère à une vitesse x1000, le défi était énorme, je voulais être prête pour Janvier 2020. Quatre mois de travail acharné, de jour comme de nuit, très peu de sorties, je me concentre. Je trouve des contacts dans le packaging, les ingrédients, les impressions, etc.

Étant débrouillarde, je monte l’ADN de la marque seule : le nom, le logo, le thème, le design, le site internet, les réseaux sociaux. Je suis une grande amoureuse de la nature, il était évident pour moi d’inclure dans tout ça une évocation à la nature. Je m’oriente vers des packagings écologiques et respectueux de la nature, des matériaux comme le bois, le verre, etc. Pas d’emballage carton pour les pots, mais plutôt de jolis pochons en coton bio et surtout réutilisables, des cartons d’emballages au papier recyclé, une volonté d’emmener mes clientes vers un esprit greenchic.

J’en voulais encore plus. Je suis quelqu’un qui pense qu’entreprendre doit être issu d’une passion pour tenir sur le long terme, une grande volonté de sortir du mode vie métro boulot dodo, et de s’enrichir pour une réussite personnelle mais aussi pour faire bénéficier des personnes dans le besoin. Depuis mon plus jeune âge, j’ai toujours eu une volonté́ de faire de l’humanitaire, malheureusement je n’en ai jamais l’occasion. Une idée me vient : engager mes clientes vers une mission humanitaire. Après plusieurs recherches, je tombe sur l’ONG Fille du monde, je rencontre la créatrice avec qui le courant passe très bien. Lila SEVA avait entrepris plusieurs missions au Bénin, dont j’étais admirative. Après plusieurs échanges, nous choisissons le Sri Lanka pour les prochaines missions, et étant maman de deux filles cette cause envers les jeunes filles dans le besoin devenait une évidence. La mission principale que nous mettons en place est de donné accès à l’école à ces filles issues de familles ressortissantes de guerre. Je suis persuadée que ces jeunes filles sont les femmes de demain, il fallait que je leur apporte la possibilité́ de voir plus loin que de devenir mère au foyer pour la plupart d’entre elles. J’avais cette forte envie d’apporter le message que tout est possible avec un peu de volonté, qu’elles pouvaient se professionnaliser dans leurs passions. Pour l’inclure à Nisha, nous avons décidé de créer une campagne autour des produits et de l’école : 1 produit acheté = 1 kit scolaire.

Le pari est tenu puisqu’en Janvier 2020, Nisha beauty voit le jour via une première gamme : des masques capillaires. Des soins aux noms des comptoirs de l’Inde, un design eco-friendly mais aussi aux couleurs de la noix de coco. Avec un teasing réfléchi en amont, le lancement se passe à merveille, la marque prends sa place lentement mais surement dans le monde de la beauté naturelle. Pour accompagné tout ça, je lance un blog où je poste chaque semaine un article dédiée aux cheveux et ses problématiques. Depuis, un nouveau soin multi-usage a vu le jour : une huile parfumée corps et cheveux.

Pour le moment je suis seule, et je tiens le cap. De nouveaux défis arrivent, d’autres soins sont à venir. Avec un peu de patience, de volonté, de sacrifice, et de travail, je croise les doigts très forts pour que cette aventure continue pour le meilleur et le pire…

Divorce, séparation, « dé-pacs » : est-il possible de transformer ce tsunami ?
par Sandrine Mercy
Coach Divorce Certifié CDC – Coach de vie motivationnelle certifiée ICF

Alors que les articles de presse se multiplient sur le sujet de l’accroissement du nombre de divorces à l’issu du confinement, prenant exemple sur la Chine, où dans la province du Sichuan, les bureaux d’enregistrement des divorces ont dû fermer face à l’augmentation exceptionnelle du nombre de demandes, ou encore la situation d’Israël ou de la Suisse après le déconfinement, qu’en est-il réellement de la France ? Il semblerait que nous n’échappions pas à cette réalité. Est-ce que l’afflux de demandes dureront dans le temps ? Combien résisteront face à l’engorgement des tribunaux et leurs délais de plusieurs années pour obtenir le précieux sésame ? Seul l’avenir nous le dira. Rien ne sert de lire dans une boule de cristal ! Car en effet, déjà, avant la crise sanitaire, l’impression d’une progression du nombre de divorce sur notre territoire est un mythe ! Depuis plus de 15 ans maintenant, selon les chiffres de l’INSEE, le nombre de divorce en France est relativement stable ; il se situe autour de 46 %.

Puisque les statisticiens nous annoncent une constance, devrions-nous nous intéresser plus profondément aux raisons du divorce ou aux motifs moteurs de la rupture du contrat nuptial ? L’adultère, les changements de trajectoire, l’absence de communication, les sources d’épanouissements qui divergent au fur et à mesure que la vie avance, le mode automatique, l’épuisement, la fatigue, les rencontres de la vie, l’érosion sentimentale, la perte de sens, la perte de contrôle, la perception différente de l’espace-temps… Nous pourrions allonger la liste à l’infini, car chaque situation est unique. Chercher une explication ne reviendrait-il pas à dire que l’un des 2 protagonistes n’a pas fait ce qu’il fallait perdurer ? Ne chercherions-nous pas un peu plus la culpabilité ? Comme il n’est pas question de spéculer sur l’état émotionnel des acteurs, pas plus que sur les raisons conscientes ou inconscientes, l’enjeu m’intéresse davantage : se reconstruire pour s’épanouir et ne pas retomber dans les statistiques des taux de divorce du second mariage !  Quelles actions les divorcés, « dé-pacsés » ou séparés auraient mis en place pour surmonter cette situation ? Par exemple, comment ont-ils annoncé la situation à leurs enfants, à quelle vitesse se sont-ils engouffrés dans une nouvelle relation, se sont-ils remariés, pendant combien de temps ont-ils adopté des comportements compulsifs du type work-ahoolic, sport addict, ou alcoolique, combien de mois ou d’années ont été nécessaires à un potentiel rétablissement ? Comment cette décision a-t-elle transformé leur vie ?

J’appartiens à cette catégorie professionnelle pour qui le « comment » et la transformation, plutôt que le « pourquoi », est la base stratégique de réflexion. Tout d’abord parce que, quel que soit le statut de vie couple, les conséquences sont les mêmes que l’on soit mariés, pacsés ou concubins : personne n’échappe à ce tsunami. Même si véritablement, la protection est supérieure pour les couples mariés ! Puis, je crois fondamentalement en l’Être Humain et en sa capacité de réflexion. Rares sont ceux qui prennent la décision d’écrire le mot fin sur une histoire de couple ou de famille, sans l’avoir profondément réfléchie, maturée, pesée. Chercher le pourquoi, serait une insulte à leur intelligence et à leur capacité décisionnelle. La vie moderne ne nous épargne pas et la période nous en fait une nouvelle fois la démonstration. Quel que soit le sexe, homme ou femme nous avons été éduqués avec un idéal de la vie de famille et de la vie de couple. Des valeurs d’héritage nous ont été transmises qui dictent notre conduite dans le mariage ou la vie de couple. En revanche, la séparation n’a fait l’objet d’aucun manuel, pas plus que d’apprentissage. Nous n’avons pas reçu en héritage le code de la rupture ! Il y a encore quelques années, il était difficile d’avouer, aux yeux et à la barbe de la société, la fin d’un mariage ou d’une relation. L’omerta du divorce était bien réelle.

La croyance que le nombre de divorce est croissant appartient certainement au fait que la parole se libère et que les préjugés sur les victimes s’estompent pour laisser place à une plus grande compréhension. Le divorce ne serait plus un fléau ! Cependant, il reste la deuxième cause de trauma après le deuil.  Aussi, pourquoi cette situation vous touche, ou touche des personnes que vous aimez, est moins important à comprendre que le fait d’être soutenu ou de soutenir chacun ou chacune, dans la transformation de vie qu’il ou elle va devoir opérer. Chercher du sens à la situation n’a aucune importante. La situation n’est pas ce que nous sommes intrinsèquement. Inversement, ce que nous en ferons est fondamental pour ne pas commettre les mêmes erreurs, avoir des attentes calibrées, apprendre à se connaître, avoir des relations équilibrées avec ses enfants, trouver le bon partenaire, ne pas créer de nouvelles croyances ou instaurer de nouvelles peurs.

Et si le véritable enjeu consistait à s’épanouir tant personnellement que professionnellement ? J’entends souvent les gens me dire : « non, mais moi, je vais très bien ! Ça fait déjà 2 ans ou 3 ans ! Maintenant, je suis remis ! Au début ce n’était pas évident… Aujourd’hui, ça va ! ». J’en suis toujours ravie ! C’est tellement bon de rencontrer des gens qui vont bien. Alors, je leur demande de répondre à ces 4 questions :

  • Comment vous épanouissez-vous dans votre travail ? Qu’est-ce qui vous nourrit professionnellement ?
  • Quelle relation avez-vous développée avec vos enfants ?
  • Avez-vous un partenaire sur qui compter ? ou Combien de relations avez-vous eu depuis votre divorce-séparation ?
  • Vos relations sociales sont-elles riches ?

Un divorce, une séparation est un processus, un voyage vers l’inconnu pour lequel personne ne connait les étapes intermédiaires et la destination finale. Alors, si ce mode d’emploi de la séparation existait, l’adopteriez-vous ?

Bonus

Que vous soyez en période de séparation ou que vous ayez acté un divorce, une rupture depuis quelques temps, je vous propose cet outil puissant (qui fonctionne aussi pour la vie de tous les jours)

J’apprends à transformer mes « pourquoi ? » en « comment ? »

Tracez 2 colonnes. Dans la première, vous noterez toutes vos questions qui commencent par pourquoi, dans la deuxième vous transformerez cette interrogation en comment.

Ex :

  • Pourquoi j’interroge les enfants quand ils reviennent sur ce qu’ils ont fait chez l’autre parent ? = Comment je peux accueillir les enfants au retour de la garde ?
  • Pourquoi suis-je toujours seul ? = Comment puis-je rencontrer des gens ?
  • Pourquoi la solitude me pèse toujours ? = Comment puis je mettre en place de nouvelles activités ?
  • Pourquoi je me sens toujours débordé ? Comment mettre en place une nouvelle organisation ?