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Revue de Presse et Infos digitales – décembre 2017

Ecrit par wimadame

wimadame a sélectionné pour vous en ce mois de décembre

Aufeminin : TF1 tombe sous le charme de la filiale d’Alex Springer
by Marc Fiorentino, Monfinancier, Conseil financier indépendant

Aufeminin bondit actuellement de 18% alors que TF1 serait “en discussion exclusive avec Axel Springer SE, en vue d’un possible rachat des 78,43 % détenus par ce dernier”dans le groupe de médias. En fonction de leur issue, la poursuite des discussions donnera lieu le cas échéant à une communication détaillée en temps utile. La conclusion d’un accord d’acquisition serait, conformément à la législation, soumise à l’examen des autorités compétentes et à la consultation des instances représentatives du personnel d’aufeminin. et de TF1.

Changements en cours

Aufeminin commence tout doucement à entrevoir les effets de sa transformation. Le groupe de médias a été contraint de changer de fusil d’épaule devant la baisse structurelle du display. Son business model tend à faire la part belle à l’e-commerce, à la diffusion de contenus, et le programmatique [ensemble des campagnes marketing associées à l’utilisation de logiciels et d’algorithmes, NDLR]. Mais ce repositionnement aussi pertinent soit-il nécessite des investissements, de lourds investissements afin d’accompagner la forte croissance de ces activités. La société a ainsi essuyé au premier semestre une baisse de 28% de son EBITDA à 8,8 millions d’euros. Mais entre-temps, Aufeminin s’est lancé dans quelques emplettes afin d’étoffer son offre éditoriale. La société a par exemple fait l’acquisition début octobre, du site 1000cockails.com.

Hausse des indicateurs financiers

Au troisième trimestre, Aufeminin a publié un résultat net de 3,5 millions d’euros contre 0,6 million d’euros l’année dernière. L’Ebitda a cru de 93% à 3,2 millions d’euros. Le chiffre d’affaires du groupe de médias s’est établi à 25,6 millions d’euros contre 24,4 millions d’euros l’an dernier soit une hausse de 5%. Dans la prolongation des tendances enregistrées au 1er semestre, les performances du Groupe ressortent contrastées en fonction des marques et des pays concernés.

Sur le marché français, la très bonne performance du 3ème trimestre, tant d’Aufeminin que de MyLittleParis, avec un chiffre d’affaires de 13,1 millions en progression de 17% alimente la croissance de 6% enregistrée sur les 9 premiers mois de l’exercice. Cette croissance est tirée, à la fois, par l’accélération notable des activités de ” Display Programmatique ” et de ” social e-commerce ” tant sur Aufeminin que sur MyLittleParis. A l’International, le chiffre d’affaires trimestriel recule de 5% à 12,5 millions d’euros. Sur les 9 mois à fin septembre, l’activité à l’international est bien orientée avec une hausse de 4% à 41,1 millions d’euros. La faiblesse des marchés européens, sur lesquels les marques du groupe sont en plein repositionnement, est plus que compensée par les bonnes performances des autres marchés internationaux notamment sur les activités de ” e-commerce ” au Japon.

En marge de cette publication, Aufeminin avait annoncé la montée au capital de My Little Paris, déjà contrôlée, pour porter sa participation de 73,7% à 91,3% (sur une base non diluée). En accord avec les fondateurs de My Little Paris, le groupe a acquis 17,6% supplémentaire du capital de My Little Paris, en numéraire. L’opération est entièrement financée en trésorerie.

La vie en rose dans le réseau de wimadame ?

Enfin il était temps… Les Français et le changement

Il est d’usage d’affirmer que les Français n’aiment pas le changement, qu’ils le craignent, qu’ils n’adoptent les changements et les innovations qu’à reculons. Il est également dans l’air du temps d’affirmer que la digitalisation est la plus grande des révolutions et la mondialisation la plus forte des menaces.

Et si la réalité était tout autre ? « Les Français et le changement en 2017 », grande étude menée par l’institut CSA pour le groupe Alter&Go, en collaboration avec HEC Paris, montre au contraire que les Français aiment le changement, qu’ils y sont régulièrement confrontés dans leur vie, notamment professionnelle, que la digitalisation est loin d’être le changement majeur qu’ils vivent au quotidien et que la mondialisation les impacte moins que la réalité nationale. Une enquête qui casse les idées reçues et qui change notre vision du rapport des Français au changement.

Cette étude est passionnante car elle va à contre-courant d’un certain nombre d’idées reçues tant sur la façon dont les Français perçoivent le changement que sur les transformations que l’on peut observer au sein des organisations. C’est d’abord une étude positive car elle montre que s’il reste des craintes et des appréhensions, les Français aiment le changement et ne sont pas si rétifs que cela aux réformes. Mais cela montre aussi qu’il y a une différence entre le réel et le fantasmé. Ainsi, on ne parle que de digitalisation mais si vous regardez bien, la digitalisation n’arrive qu’en 7ème position des changements vécus notamment par les managers. Les réorganisations et les restructurations sont bien plus le quotidien des salariés que la révolution digitale ! », Erwan NABAT, directeur associé du groupe Alter&Go

« Implicitement cette étude, dont j’ai assuré pour HEC Paris la direction scientifique, révèle l’importance pour les organisations de mettre au premier plan l’objectif de pérennité, qui est la condition pour que les collaborateurs continuent de changer en profondeur de perspective sur le changement. Naturellement la pérennité ne doit en aucun cas être confondue avec l’immobilité !
« Encastrer » le changement et la transformation dans une stratégie dynamique de pérennité est ainsi un des défis les plus difficiles mais aussi un des plus stimulants pour les entreprises ! », Pr. Alain BLOCH, Directeur d’HEC Entrepreneurs, HEC Paris