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sans pitié…

Ecrit par Martine Abbou

En cette période très compliquée pour l’Europe, crise financière, chômage des jeunes, l’austérité est pointée du doigt. Plus grave, l’inefficacité de la gouvernance Européenne a trouvé une vision d’avenir à l’Europe face à un monde globalisé.  Jean Dominique Giuliani, Président de la Fondation Schuman  fondation crée en 1991, qui a oeuvré après la chute du mur de Berlin en faveur de la construction Européenne, s’exprime: ” Les nations d’Europe ont su dépasser leurs différends, pour créer la Paix, la stabilité et la prospérité”.

Quand on évoque la construction européenne, les Français s’enflamment aussitôt. Entre ceux qui la contestent au nom des inquiétudes et des colères suscitées par les bouleversements du monde et ceux qui aussitôt s’empressent d’en exiger des réformes avec de grands projets institutionnels, les débats ne manquent pas. Et si les vraies questions étaient plus simples?”

“La France, depuis l’origine, participe au projet de rapprochement des peuples et de coopération des Etats de cette région du monde à la fois si petite géographiquement et si riche de son histoire, sa culture, son économie et ses performances. Cette construction a réussi au-delà des espérances de ses fondateurs. Mais aujourd’hui elle est confrontée, comme tous les autres sur la planète, à de nouveaux défis. Ils sont essentiels et même existentiels. Les Européens doivent assurer leur sécurité intérieure et extérieure face à de nouvelles menaces. Ils doivent faire face à une pression migratoire durable. Leur économie doit s’adapter à la nouvelle donne mondiale en préservant son modèle. Pour toutes ces tâches urgentes, plus que d’imagination, c’est de pragmatisme dont l’Europe a besoin.”

Le président français qui sera élu le 7 mai prochain devra donc rompre avec les grandes incantations et passer à l’action. Trop absente de l’Union européenne, la France est attendue. Ses propositions devront être concrètes et valoriser la chance que nous avons de disposer d’alliés solides et privilégiés.

“Après les élections législatives allemandes du 24 septembre 2017, une opportunité s’ouvre de relancer par l’exemple une intégration européenne qui ne pourra plus, pour un temps s’organiser comme par le passé.  En fait, à quelques uns – et l’on pense d’abord à la France et l’Allemagne – il est possible de réussir enfin cette convergence fiscale capable de pérenniser le succès de l’euro. A quelques uns, et la France a beaucoup d’atouts à faire valoir, une défense crédible de l’Europe peut être construite par une coopération accrue entre les principales puissances européennes, sans oublier le Royaume-Uni, isolé dans sa désertion européenne momentanée. Il est urgent d’harmoniser nos conditions d’accueil des réfugiés et de jeter les bases d’une politique migratoire commune, seule à même de garantir le respect de nos valeurs en mettant sous contrôle une immigration dont l’Europe aura toujours besoin. Cela peut être fait en restant ouverts aux Etats qui voudraient rejoindre nos initiatives. Cela s’appelle l’intégration par l’exemple.
Le nouveau président français doit être un Européen exemplaire et porter la voix de la France quand elle souhaite des réformes européennes indispensables. Il se doit d’être à l’initiative de mettre en ordre les finances publiques et l’économie française. Pragmatisme, efficacité, réactivité, n’est-ce pas finalement ce que souhaitent les Français et qu’attendent tous les Européens?

La libre circulation des personnes en Europe a été le principe fondamental de l’union Européenne. Sans doute a t-elle loupé certaines harmonisations, comme la sécurité, la santé, le travail, et la mobilité des jeunes entrepreneur(e)s…..