Septembre, Il y a souvent quelque chose de particulier dans une rentrée. Ce moment où l’été s’efface doucement, où les valises se ferment, où les agendas se remplissent à nouveau et où, presque malgré nous, une question revient : Et maintenant ? Nos enfants et petits enfants sont sur le chemin de l’école.
Pour Wimadame, cette rentrée ne sera pas une simple reprise, elle sera un élan, une envie de faire davantage, de penser plus grand, d’oser encore, et peut-être, cette année de se surpasser. Comme souvent ma liste des idées est longue, parfois raisonnable, parfois audacieuses et parfois complètement folle. Mais après tout, les plus belles aventures commencent souvent par une idée que d’autres trouvent impossible. Cette année, faire entrer de nouveaux visages, de nouvelles générations, et de nouvelles énergies. Des rencontres, des projets, des rêves déraisonnables, j’avoue, je me suis souvent méfiée des vies trop raisonnables et des projets que l’on abandonne avant même d’avoir essayé. Je crois aux idées qui font peur, à celles qui empêchent de dormir, à celles que l’on hésite à raconter parce que l’on imagine déjà que quelqu’un répondra :
« Mais ce n’est pas possible ou pire, ai je le droit? “Et pourtant, combien de grandes aventures ont commencé ainsi ? Une idée, une intuition, une conviction, une étude de marché, mais surtout une belle rencontre, une femme ou un homme qui a décidé de ne pas écouter ceux qui lui expliquaient que cela ne marcherait jamais.
Alors, cette année, Se surpasser, ce mot pourrait être notre fil rouge. Il ne s’agit de devenir meilleur que les autres, mais devenir meilleur que celui ou celle que nous étions hier. Aller un peu plus loin, faire un premier pas lorsque l’on aurait préféré rester immobile, recommencer lorsque tout semblait terminé. Vous l’avez compris, cette rentrée sera celle de l’entrepreneuriat, bien sûr.
Un entrepreneuriat ou l’on devient entrepreneur de sa vie. Entreprendre, ce n’est pas seulement créer une entreprise, c’est créer sa vie, c’est faire des choix donc des sacrifices, c’est prendre des risques. Entreprendre c’est tomber parfois, recommencer souvent. Rapprocher des grands entrepreneurs, mais aussi des inconnus qui font vivre la France.
- L’artisan qui ouvre son atelier chaque matin.
- Le commerçant qui connaît chacun de ses clients.
- Le patron d’une PME qui se bat pour conserver ses emplois.
- La créatrice qui transforme une intuition en entreprise.
- Le salarié qui donne le meilleur de lui-même parce qu’il croit à l’aventure collective.
- L’agriculteur
- L’industriel.
- Le restaurateur.
- L’artiste.
Aider le jeune entrepreneur qui ne possède encore rien, sauf une idée immense, et à qui on dit souvent en France “oui mais vous n’avez pas d’expérience” Car c’est peut-être cela, la France que nous voulons raconter, une France qui travaille, une France qui crée, invente donne une chance, qui ne re renonce pas, à l’approche des grandes échéances présidentielles, il faudra parler d’avenir, mais surtout d’espoir.
Nous ne pouvons pas continuer à demander aux Français d’aimer l’entreprise si nous ne leur expliquons jamais comment elle fonctionne. il est temps de parler d’économie, dans les écoles, dans les familles, et beaucoup dans la presse et les médias. Donner aux jeunes les clés pour comprendre le monde dans lequel ils vont vivre, leur expliquer ce qu’est une entreprise. Comment naît un emploi, et comment se crée la richesse, et surtout expliquer à nos jeunes, prendre un risque peut parfois changer une vie.
Et surtout leur dire :
- Vous avez le droit d’essayer, vous avez le droit d’échouer.
- Vous avez le droit de recommencer.
- Vous avez le droit d’inventer votre propre chemin.
Réconcilier la France avec le travail, car quand on aime son travail, ce n’est plus du travail, il est temps de former des jeunes capables de devenir entrepreneurs de leur vie. Redonner de la noblesse à celui qui crée, a celui qui emploie. Il y a quarante ans, servir l’État représentait pour beaucoup une forme de noblesse, Aujourd’hui, je crois que nous devons également reconnaître une autre noblesse : celle de l’entreprise, celle de ceux qui prennent des risques, qui engagent leur argent, qui créent des emplois.
Wimadame , media digital, lieu de la transmission, car nous avons trop tendance à séparer les générations, les jeunes d’un côté, les anciens de l’autre, quelle erreur.
“Imaginez un jeune de vingt ans assis face à un entrepreneur de soixante-dix ans, l’un possède l’avenir. l’autre possède l’expérience, et entre les deux, une conversation peut tout changer, avec vous, nous devons créer ces rencontres, faire circuler les histoires d’entreprise avec les échecs les réussites, et les rêves. Oui cela peut s’enseigner. Pourquoi ne pas créer de grands rendez-vous entre générations ? Pourquoi ne pas demander à ceux qui ont construit de raconter ce qu’ils auraient aimé savoir à vingt ans ? Cette rentrée sera également celle de l’art, parce que l’art et l’entreprise sont plus proches que nous ne le pensons. L’artiste crée et doute à partir d’une vision, l’entrepreneur aussi. Tous les deux commencent devant une page blanche. Tous les deux imaginent quelque chose qui n’existe pas encore. Tous les deux doivent convaincre et partent d’une feuille blanche.
Alors, pourquoi ne pas faire dialoguer les artistes et les entrepreneurs ?
- Un peintre et un industriel.
- Un écrivain et une dirigeante.
- Un musicien et un créateur d’entreprise.
- Des rencontres inattendues.
Parce que c’est souvent de l’inattendu que naissent les plus belles idées. Nous voulons aussi parler des salariés, parce que l’entreprise n’appartient jamais uniquement à celui qui l’a créée. Une entreprise est une aventure collective, Et derrière chaque réussite, il y a des femmes et des hommes qui ont cru à une histoire.
Cette année, Wimadame continuer de donner la parole à ceux que l’on n’entend pas assez, a ceux qui travaillent dans l’ombre, à ceux qui font avancer une entreprise sans jamais apparaître dans les journaux.
Avec vous, nous irons aussi dans les régions, parce que la France ne s’arrête pas à Paris, Elle doit se construire partout, dans les villages, dans les petites villes, les ateliers, les usines, les exploitations agricoles, les entreprises familiales dans ces territoires où des générations entières ont transmis un savoir-faire.
Avec vous, nous irons chercher les histoires là où elles vivent, et nous ferons rayonner celles qui méritent de l’être, c’est tout le sens des Pépites de Normandie.
- Découvrir.
- Révéler.
- Mettre en lumière.
- Faire connaître.
- Célébrer ceux qui font la richesse d’un territoire comme la normandie avec ses entreprises familiales, ses artisans,les créateurs, le tourisme, les métiers du cheval et enfin Les industriels, cette industrie à reconstruire dont les politiques parlent tant.
Les Pépites de Normandie doivent rayonner, parce qu’une pépite n’est jamais faite pour rester cachée.
Et puis, il y aura un dernier rêve le Cercle des Lumières, un projet qui me tient particulièrement à cœur. Un cercle de femmes et d’hommes, entrepreneurs, de personnalités venues d’univers différents, un cercle pour réfléchir, à comment créer des alliances entre les petits agiles et talentueux et les grands devenus gros. un cercle surtout pour agir. Nous avons besoin de retrouver le goût des grandes conversations efficaces et d’aider celui ou celle qui ont besoin du collectif pour développer son entreprise.
Et enfin, Wimadame reprendra également ses Tribunes d’expression, des paroles libres, des convictions, de belles histoires inspirantes, des coups de cœur. des coups de colère, parce qu’une tribune doit être vivante, Elle doit faire réfléchir, parfois déranger, car l’échec fait partie de l’histoire, il faut cesser d’avoir honte de raconter ses chutes. Peut-être même faudrait-il créer un grand rendez-vous consacré aux secondes chances, dédiés à ceux qui ont traversé des épreuves personnelles et ont malgré tout trouvé la force de continuer, car le courage est peut-être l’une des plus grandes formes d’entrepreneuriat.
Et enfin un autre rêve, celui d’accompagner jusqu’au bout Henri Jacques Citröen, Un rêve qui pourrait sembler fou. André Citroën, son grand père au Panthéon. Pourquoi ? Parce que la France doit apprendre à honorer ceux qui l’ont construite autrement. Nous célébrons nos écrivains, nos philosophes, nos résistants, nos grandes figures politiques, et nous avons raison, mais pourquoi ne pas reconnaître aussi les grands bâtisseurs économiques, les entrepreneurs? André Citroën était plus qu’un industriel, c’était un visionnaire, Il avait compris que l’entreprise pouvait changer un pays, qu’une idée pouvait devenir une industrie, et qu’une industrie pouvait devenir une aventure nationale. Faire entrer André Citroën au Panthéon serait aussi une manière de dire à toute une génération :
- Oui, créer est une forme de grandeur.
- Oui, entreprendre peut être une manière de servir son pays.
- Oui, donner du travail et créer de la richesse est une aventure profondément humaine.
wimadame, continuera de défendre cette idée. Cette rentrée sera également celle de l’amitié et de la famille. Après l’été, il y a toujours ces retrouvailles, les visages que l’on est heureux de revoir, les déjeuners que l’on promet depuis trop longtemps. Les amis que les vacances avaient éloignés, mais que la rentrée rapproche à nouveau. L’amitié aussi est une aventure, elle demande du temps, et nous devons plus prendre soin de la famille. Parce qu’un jour, sans prévenir, on comprend que certaines présences étaient des trésors, et dans cette rentrée, dans tous ces projets, dans toutes ces idées qui tournent dans ma tête, il y aura toujours, quelque part, Jacob Abbou. Il y a des êtres que l’on ne peut pas raconter au passé. Le 6 septembre 2022, il s’est éteint, mais a laissé une empreinte éternelle. Une empreinte dans ma vie, dans ma manière de penser, et aussi dans ma manière de regarder l’entreprise. Dans cette passion pour ceux qui créent et qui osent, Jacob était, pour moi, un maître de l’entrepreneuriat, une lumière face à l’ombre,un homme de vision, un homme qui croyait aux projets, aux belles rencontres. Hommage à son intelligence, en autodidacte, il a accompagné des centaines de jeunes, devenus ce jour de grands chefs d’entreprises. Il est vrai, jacob continue, d’une certaine manière, à vivre dans tout ce que je tente de construire. La solitude est cruelle, je ne veux pas faire semblant, le manque est là, et ne disparaît pas avec les années, Il change simplement de visage. Il y a des jours où l’on avance, et d’autres où l’absence devient presque trop grande pour continuer. j’aimerai pouvoir me retourner et dire :
« Jacob, qu’en penses-tu ? »
Son sourire…la solitude est une chose étrange, elle vous oblige à découvrir une force dont vous ignoriez l’existence. Présent invisible, il m’aide encore à avancer, comme une présence que je ne peux ni expliquer ni oublier. Et lorsque le doute arrive, lorsque la fatigue prend le dessus, j’imagine qu’il me dirait :
« Continue. » Alors je continue, pour mon petit fils et ma fille, et pour ceux qui ont du coeur. Il est encore possible de rêver, peut-être aussi un peu pour lui, je ne veux pas d’une année tiède, et je veux croire que la France peut encore surprendre et croire dans sa jeunesse. Et lorsque le doute arrive, lorsque la fatigue se fait sentir, souvenons-nous d’une chose :
Nous sommes toujours capables d’aller un peu plus loin que ce que nous imaginions, de nous dépasser, de nous surprendre, de recommencer, de croire encore, alors bienvenue dans cette nouvelle rentrée, et mille excuses pour cet edito sans doute trop long.
Bienvenue et nous rappeler, chaque fois que la vie nous mettra à l’épreuve, nous possédons en nous une force que nous ne connaissons pas encore.
SE SURPASSER
Que la lumière rayonne dans vos vies
Martine à Paris
