Mes rêves... la vie en Rose Tribune d'expression au féminin

Nouvelles technologies numériques, un nouveau monde masculin ?

Par Sabine initiatrice du projet Aynifactory

Je ne vais pas y aller par quatre chemin : oui, et alors ?

La bonne nouvelle c’est que ce n’est pas une fatalité. En tant que femme de 44 ans j’ai une fois pour toute décidé de ne pas pleurer sur le fait de ne pas être tombée dans la marmite de la potion numérique à la naissance.

Et c’est avec plaisir que je partage avec la communauté Wimadame mon retour d’expérience, quelques trucs et astuces pour (re)prendre nos destins numériques en main !

Alors que les nouvelles techniques des sciences numériques accélèrent les transformations de nos sociétés, cette période de transformations ouvrent dans le même temps de nouveaux horizons et sont sources de formidables opportunités.

Prendre conscience de ces mutations c’est déjà, selon moi, la première étape pour commencer à (re)prendre sa vie numérique en main. Ce n’est pas parce que je ne suis pas de la génération des sciences du numérique que je ne vais pas m’autoriser à donner vie à mes idées.

  1. « Savoir, c’est pouvoir»(1),

Le monde numérique rebat les cartes des compétences, le volume de données accessibles croit de manière exponentielle, les ruptures technologiques s’accélèrent… ; il est de moins en moins possible de vivre sur son capital savoir initial, la valeur professionnelle de l’individu va de plus en plus reposer sur ses capacités d’apprentissage.

Comme le dit Alvin Toffler, écrivain sociologue et futurologue américain, « l’illettré du futur se sera pas celui qui ne sait pas lire. Ce sera celui qui ne sait pas comment apprendre ».

On ne va pas se raconter des histoires non plus, ce n’est pas si simple ; que vous soyez une femme ou un homme ne change d’ailleurs pas grand-chose à l’affaire lorsqu’il s’agit de se lancer dans son parcours numérique.

Bon, maintenant que vous avez embarqué dans le train du futur, que vous êtes remontées à bloc et pleines d’enthousiasme, je vous entends dire, en femmes agissantes, que vous êtes : « ok super, mais par où je commence ? ».

Pour ma part, j’ai commencé par rechercher des formations pour adultes. Rapidement j’ai été confrontée au syndrome « Vache qui Rit », j’étais soit trop ceci, ou soit pas assez cela ; le tout avec des horaires de cours souvent incompatibles avec mes obligations professionnelles ou personnelles.

Qu’à cela ne tienne, je vais mordre dans la presse spécialisée disponible en kiosque ! Ne vous attendez pas à être attirées par une quelconque page glamour au titre ébouriffant : on est dans le dur.

Alors au début c’est difficile et préparez-vous à connaître quelques moments de solitude à la lecture de ces pages souvent rédigées en langue étrangère.

Mon zakouski n°1 : ne vous découragez pas et ne perdez pas de vue que l’objectif n’est pas de maîtriser le sujet mais d’en avoir une bonne compréhension.

Mon zakouski n°2 : privilégiez le décryptage de quelques articles soigneusement sélectionnés en fonction de vos centres d’intérêt : les objets connectés, le web ou le mobile design, l’intelligence artificielle, le deep learning etc…

Mon zakouski n°3 : je vous suggère la piste des cours en ligne et autre MOOC qui misent sur le faire avec des exercices pratiques et ludiques (Code Academy, le Wagon, Google pour les pros…). Ces cours permettent d’acquérir un socle de fondamentaux clés très utiles.

  1. « Le moyen le plus efficace de faire, c’est de faire » (2).

Depuis 2014, je porte en équipe un projet d’entreprise qui progressivement embarque des éléments technologiques et nous sommes plusieurs à ne pas être « geek » de naissance.

Nous pratiquons le partage croisés d’expériences et de compétences. A une époque où il est difficile de maitriser tous les savoir-faire d’un projet, l’entraide et l’interaction sont clés et nous permettent d’aborder en confiance la phase de mise en œuvre.

Mon zakouski n°4 : Fixez vous des objectifs réalistes et jetez-vous à l’eau !

En chemin, vous allez découvrir des outils comme WIX, WordPress, Joomla etc… qui peuvent vous permettre de créer rapidement votre propre site ou blog avec un rendu très honorable sans maîtriser aucune ligne de programmation. Cette étape est de mon point de vue un excellent exercice pour comprendre d’une manière concrète les étapes et les enjeux d’un développement web. Au fil des expériences, rien de vous empêche d’aller jeter un coup d’œil dans les coulisses.

Le manque de savoir-faire individuel en sciences numériques ne doit pas être un frein aux idées et à l’entreprenariat. N’oublions pas que c’est aux technologies de s’adapter aux idées et aux entrepreneurs et non l’inverse.

Mon zakouski n°5 : sachez qu’il existe des outils simples pour prototyper et partager vos idées.

Pour conclure, je citerai encore une fois avec bonheur Amélia Earhart (2), « The most difficult thing is the decision to act, the rest is merely tenacity. The fears are paper tigers. You can do anything you decide to do. You can act to change and control your life ; and the procedure, the process is its own reward ».

Alors ?
GO !!!

Sabine, femme, 44 ans, initiatrice du projet Aynifactory.

  • (1)selon Francis Bacon, homme d’état, philosophe du 17ème siècle et l’un des pionniers de la pensée scientifique moderne
  • (2) selon Amélia Earhart, première femme à avoir traversé l’Atlantique en solitaire en avion.