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Tribune du 5 juin 2026 : un coup de cœur pour Michel Fayad et un billet d’humeur de Nathalie Haberstroh

Pourquoi ?

Une petite fille est morte. Et avec elle, c’est une part de notre confiance collective qui s’effondre.

Aujourd’hui, je pense à Lyhanna. Je pense à son sourire, à son innocence, à tous les rêves qu’elle n’aura jamais le temps de vivre. Je pense à sa famille plongée dans une douleur que personne ne devrait connaître.

Et je veux crier. Je veux crier à toutes les mamans, à tous les papas, à toutes les femmes et à tous les hommes de ce pays : dans quel monde vivons-nous lorsque nos enfants ne sont plus en sécurité ?

L’école, la maternelle, la garderie devraient être des sanctuaires. Des lieux où l’on confie ce que nous avons de plus précieux avec la certitude de le retrouver protégé. Pourtant, aujourd’hui, cette certitude vacille. Aux responsables publics, aux institutions, à tous ceux qui ont le pouvoir d’agir : la protection de l’enfance ne peut plus être un sujet secondaire. Une société se juge à la manière dont elle protège les plus vulnérables. Et lorsqu’un enfant est victime, c’est toute la société qui échoue.

Oui, les violences faites aux femmes doivent être combattues sans relâche. Mais qu’en est-il des enfants ? Qu’en est-il de ces vies fragiles qui dépendent entièrement de notre vigilance, de notre courage et de notre volonté d’agir ?

Ma colère est immense. Mais elle laisse place à un chagrin encore plus grand : celui de constater que trop souvent, nous nous habituons à l’insupportable. Nous nous indignons quelques jours, puis le silence revient. Ce silence, nous le connaissons trop bien.

C’est celui qui entoure encore l’inceste.
C’est celui qui protège parfois les prédateurs.
C’est celui qui enferme les victimes dans la honte et la peur.
C’est cette omerta qui traverse les familles, les institutions, les consciences.

Ce silence est devenu insupportable.

Chaque enfant a droit à la sécurité.
Chaque enfant a droit à l’écoute.
Chaque enfant a droit à une protection absolue.

Nous ne pouvons plus détourner le regard. Nous ne pouvons plus accepter que des alertes soient ignorées, que des souffrances soient minimisées, que des drames deviennent de simples faits divers. Derrière chaque enfant, il y a un univers. Un avenir. Une vie unique.

Pour Lyhanna. Pour tous les enfants victimes de violence, de négligence ou d’abus. Pour ceux qui n’ont jamais été entendus. Exigeons des actes. Exigeons des moyens. Exigeons une mobilisation nationale à la hauteur de l’enjeu. Parents, Prenons notre destin en main, parce qu’un enfant devrait toujours être protégé.

Parce qu’aucune société ne peut se prétendre humaine lorsqu’elle abandonne ses enfants. Et aussi …

Sur les champs de cendre, les guerres dévorent nos enfants. Leurs rires s’éteignent sous le fracas des armes et la folie des hommes. Combien de larmes faudra-t-il encore verser pour comprendre que rien ne vaut une vie ? Quand le cruel cessera-t-il enfin de régner pour laisser place à l’humain ? Quand la paix deviendra-t-elle plus forte que la haine ?

« Tous les grands ont d’abord été des enfants, mais peu d’entre eux s’en souviennent. » Antoine de Saint-Exupéry

Il est temps de se réveiller. Avec une immense tristesse…

Martine à Paris


Coup de cœur pour Michel Fayad


Michel Fayad, expert géopolitique — professionnel de l’énergie et de la finance, formateur en géopolitique à l’IFP Training, ancien conseiller du ministre libanais de l’Économie, diplômé de NYU Stern, LSE, HEC Paris. Intervenant régulier sur France 2, BFM TV, CNEWS, LCI, etc. Doctorant à Sciences Po Grenoble sur le Liban.

Michel Fayad est de ces voix qui semblent apaiser avant même d’expliquer. Sans jamais hausser le ton, il donne l’impression de respecter l’intelligence de ceux qui l’écoutent. Son léger accent ajoute une couleur singulière à sa parole, comme une invitation au dialogue plutôt qu’à la confrontation.

Face aux sujets les plus sensibles, il paraît chercher la compréhension avant le jugement. Son analyse semble guidée par la nuance, qualité devenue précieuse dans un monde souvent pressé de trancher. On ressent chez lui une forme de calme intérieur qui traverse l’écran et atteint le téléspectateur. Cette sérénité n’efface pas la gravité des événements, mais elle aide à les regarder avec davantage de recul.

Il donne l’impression d’un homme attentif aux êtres humains derrière les faits et les chiffres. Sa parole inspire confiance parce qu’elle semble portée par l’écoute autant que par le savoir. Et même sans l’avoir rencontré, on peut avoir le sentiment de percevoir chez lui une profonde humanité, discrète mais bien réelle !

Très honorée de mettre en lumière son ouvrage.


Billet d’humeur

Nathalie Haberstroh, coach et auteur

Divorcer de nos tyrans intérieurs pour redevenir CEO de sa vie

Et si nos tyrans intérieurs n’étaient pas une partie de nous, mais seulement des partenaires que nous avons épousés par erreur — et dont nous pouvons divorcer à tout moment ?

Dans l’entrepreneuriat comme dans la vie, il existe des associés qu’on n’a jamais choisis : l’Imposteur, le Saboteur, le Perfectionniste, le Sauveur.
Ils ne signent aucun contrat, mais ils influencent toutes nos décisions : lever la main, demander un prix juste, dire non, oser un pivot, prendre la parole.

Pendant des années, j’ai laissé ces tyrans intérieurs diriger ma trajectoire. Ils me murmuraient : « Reste petite », « Ne dérange pas », « Tu vas te planter ».
Et je les croyais.

Jusqu’au jour où j’ai compris une chose simple : on ne peut pas entreprendre librement quand on délègue son pouvoir à des voix qui ne nous veulent pas du bien.

Alors j’ai demandé le divorce. Un divorce mental, stratégique, vital.

J’ai repris les commandes. J’ai cessé de négocier avec mes peurs. J’ai commencé à m’écouter, à me choisir, à me traiter comme on traite un projet ambitieux : avec respect, vision et engagement.

Divorcer de nos tyrans intérieurs, c’est créer un espace neuf. Et cet espace, il faut le remplir vite : d’une idée, d’un projet, d’une ambition.
Sinon, ils reviennent — et ils reviennent vite.

Ce n’est pas confortable. Mais c’est le prix de la liberté. Et personne ne le paiera à notre place.

Parole de Caméléon.

Nathalie Haberstroh
Autrice du Manuel de survie pour hypersensibles, indécis, insatisfaits et perfectionnistes


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