Coup de Cœur

Deux amours, ma France et mon Europe

Ecrit par Martine Abbou

Un monde ou tout bouge et se transforme à grande vitesse, bousculer nos craintes n’est pas simple. De toute évidence les entrepreneurs vont avoir un grand rôle à jouer, en gardant à l’esprit de réinventer une économie qui a du sens, plus responsable et plus humaine. Il est temps aussi de penser Europe, celle dont nous rêvons: citoyenne, qui se se soucie du travail et de l’emploi, sans oublier les hommes et les femmes.

Avant les élections Européennes,  j’ai voulu donner la parole à Mon amie Martine Meheut Présidente de l’association citoyenneté  Europe. Son combat pour l’Europe et sans limite.

la parole digitale à Martine Meheut

” Les enjeux des prochaines élections du 26 mai sont déterminants pour le maintien des principes fondateurs et des valeurs de l’Europe.
Il est nécessaire que les femmes en soient conscientes.
Or aux élections de 2014 en France 48% d’hommes ont été voter et seulement 37% de femmes.

Il est temps que les femmes s’organisent et s’expriment dans la sphère politique puisqu’elles sont les principales bénéficiaires des progrès de la société
et, bien évidemment, les principales victimes du non-respect des droits humains que la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne a portés à un degré encore non atteint jusque-là.

Le projet européen repose sur une certaine conception de ce qui permet à un humain d’accomplir son humanité. Et depuis les origines de la construction européenne la femme a été considérée comme un humain à part entière.

Les différents Etats ont peiné à rejoindre cette idée que la femme n’était pas une demie citoyenne.
La France elle-même, qui avait été l’auteur de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, n’a accordé le droit de vote aux femmes qu’en 1945.
Ce sera seulement en 1965 que les femmes pourront exercer une activité professionnelle sans le consentement de leur mari.

Quand on mesure combien ce qu’on a appelé les trente glorieuses ont été trente piteuses pour la condition des femmes en France on prend conscience du rôle qu’a pu jouer l’Europe depuis :

1984 : création au Parlement européen de la commission des droits de la femme et de l’égalité des genres

2000 : charte européenne des droits fondamentaux « l’égalité entre les femmes et les hommes doit être assurée dans tous les domaines y compris en matière d’emploi, de travail et de rémunération »

2013 : la 14ème directive de la Commission européenne impose 40% de femmes dans les conseils d’administration des entreprises cotées.

L’Europe, forte d’une très grande exigence anthropologique s’est dotée d’un ensemble de lois qui excluent qu’existent différents niveaux d’humanité :

Interdiction de la peine de mort
Restriction du port d’arme
Restriction de l’usage de la légitime défense
Interdiction du clonage reproductif humain
Lutte contre les discriminations ( en Russie 500 métiers sont encore interdits aux femmes )

Certes il y a des entorses à ces lois mais leur existence donne aux Européennes un statut inégalé et, de ce fait, envié partout dans le monde.

Et puisque la condition des femmes est un enjeu de civilisation, les citoyennes européennes doivent savoir qu’elles ont avec l’Union européenne les moyens de faire évoluer les mentalités.

Osons nous en servir et pour cela sachons choisir nos représentants au Parlement européen le 26 mai prochain.

Si nous voulons que les générations qui nous suivent ne soient pas dépendantes d’autres civilisations il est temps d’améliorer et d’approfondir l’Europe.

Il est temps que les femmes relèvent le gant.