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Les Françaises vont elles enfin développer une culture think tank!

Ecrit par Martine Abbou

Les Chinoises dans les affaires !

Texte rédigé par Abel Ségrétin chambre de commerce internationale

La Chambre de commerce des femmes chinoises (CCFC, en anglais CWCC) existe depuis 1995 et regroupe plus de 200 membres. Ce sont des chefs d’entreprises féminins, recommandés par les fédérations locales de commerce et d’industrie à travers tout le pays. Créée dans le but de fournir une plateforme aux femmes d’affaires chinoises les plus importantes pour qu’elles puissent s’exprimer d’une seule voix, cette chambre représente quasiment tous les secteurs et toutes les tailles d’entreprises. Mais, du fait du système chinois, cette chambre est placée sous le contrôle de la très officielle Fédération de l’Industrie et du Commerce, ce qui la prive d’une réelle autonomie.
Son rôle se limite dans la pratique à annoncer les grandes orientations souhaitées pour le rôle des femmes dans les affaires, et à réunir de temps en temps ses membres. Elle sert aussi de lien entre les grandes entreprises privées et le gouvernement, en diffusant les messages de ce dernier dans les entreprises. Bon nombre des femmes d’affaires membres de la Chambre sont d’ailleurs aussi membres du Parti, ou proches des cercles du pouvoir. Cette chambre de commerce reflète cependant une tendance réelle du monde des affaires chinois, à savoir l’émergence des femmes.

Libre entreprise!
Une entreprise sur cinq en Chine est aujourd’hui créée par une femme, et le nombre augmente. Des groupes comme Lenovo, numéro un de l’informatique, ou Baosteel, géant de l’acier, sont dirigés par des femmes. Depuis les années 1990, le niveau moyen de qualification de femmes s’élève, et bien que les salaires soient encore inégaux avec environ 25 % de différence à travail égal, l’écart se réduit et il y a de plus en plus de cadres féminins. Mais il reste beaucoup de chemin à parcourir. Le slogan de Mao « la femme porte la moitié du ciel » ne s’est pas réalisé, les valeurs misogynes très fortes sont toujours dominantes dans la société, et aujourd’hui c’est par la libre entreprise que les femmes chinoises doivent s’imposer. La CCFC promeut l’élimination des discriminations, à l’embauche en particulier, qui continuent à toucher les femmes dans les entreprises.
La directrice générale de la CCFC, Zhai Meiqing, est l’illustration parfaite de cette montée en puissance des femmes dans le monde des affaires chinois. Pour elle « la maternité est la meilleure école de management ». Âgée de 42 ans, grande et élégante, elle a gagné son premier million de yuans à l’âge de 22 ans grâce au transport de meubles. À présent, elle est à la tête du groupe Xiangjiang, 20 000 employés, cinq marques principales, basé à Canton et dont l’activité se concentre sur l’immobilier, les meubles et les matériaux de construction. Sa fortune est estimée à près de 40 millions d’euros.
Un domaine dans lequel elle excelle est la charité, qui est comparativement très rare dans le pays, notamment parce qu’elle n’est pas détaxée. Depuis 1992, son groupe a donné pour plus de 30 millions de matériel et de fonds à des œuvres chinoises. « Il faut que la réussite soit liée à la générosité », déclare-t-elle souvent. Pour elle, la Chine a « besoin de davantage de femmes d’affaires, car elles sont plus responsables et prévoyantes, et savent traiter une entreprise comme une famille ».

A voix basse: Genre et immigration comment promouvoir le leadership au feminin. Nous encourageons ces femmes qui ont cette capacité à constituer des modèles de rôles et à donner le gout d’entreprendre à leurs salariées. Mais pour cela les politiques en Europe vont devoir mettre en place des dispositifs d’aide à la création destinée aux femmes  puis de toute évidence aux hommes. Laissons un peu d’air libre à la connaissance et à la création.

 

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