Coup de Cœur

Les mots sur toile, Jeanne Bordeau innove t-elle?

Ecrit par Martine Abbou

Jeanne Bordeau est une styliste du langage. Elle accompagne notre communauté et fait partie du Conseil de pilotage de wimadame.

Elle travaille depuis des années sur le langage. Elle a dirigé un groupe d’édition européen avant de créer son agence de communication Talents et Compagnie.  Mais en 2004, elle prend une initiative qui change de dimension ses entreprises : elle crée L’Institut de la Qualité de l’Expression, entourée de sages, d’écrivains, d’artistes et de philosophes. Est-ce une entreprise ? sans doute puisqu’elle passe des contrats avec des pme de la France profonde comme avec des grands groupes et même des administrations qui nous réclament sans vergogne des contributions directes et indirectes ! Est-ce du mécénat ? certainement, puisqu’elle aide des artistes de son pays comme Catherine Paysan ou un romancier un peu fou qui fait le tour de France ! Est-ce de la communication ? sans aucun doute aussi puisque Jeanne Bordeau va publier un livre sur le métier des relations presse : elle pense que le langage est le cœur de la communication au sens le plus noble du terme, «communiquer, c’est rendre commun» dit-elle, loin des paillettes et des supports trop légers à force d’être sophistiqués. Jeanne Bordeau garde de la Sarthe et de son père l’obsession des contenus, le goût des bonnes choses et de tout ce qui concerne l’alimentation : ainsi s’est-elle occupée des crises qui ont affecté Buffalo Grill et la filière aviaire.

En 2012, Jeanne fait des tableaux….   

On retrouve toujours avec les femmes le thème de « l’éclat » et de la « jeunesse ». C’est inaltérable, la femme doit « séduire » et se doit encore une fois d’être « modeuse » dans un monde en crise où il semblerait que le « pas cher », le « prix mini », le « easy price », « l’astuce » ou la « bonne solution » prennent de plus en plus le dessus…

Qu’à cela ne tienne ! La femme 2011 recherche encore et toujours la « jeunesse éternelle » et se passionne pour les séries américaines à l’image des « Desperate groupies ». La femme est évidemment toujours « belle » et cherche à connaître « l’éclat » qui semble être l’expression de la jeunesse quitte à mourir à cause de ses « implants mammaires »

Le printemps arabe est passé par là…En Tunisie, le rôle des « Tunisiennes » a ainsi été capital dans le processus révolutionnaire. Des femmes dont on persiste à se demander si elle pouvait faire comme les hommes comme par exemple « devenir présidente de la République » ou encore « chef sommelier . Le combat continue ! Doivent-elles rentrer plus dans les « comités exécutifs » ?

 

Ces femmes à la vie en damiers ont plusieurs vies. Elles sont à la fois « mères » « féministe », « séductrices » et « au travail ». Que de vies…

Les pères ne sont pas en reste et pouponnent de plus en plus vieux : « Papa ou papy ? », les limites de l’âge ne sont décidément pas les mêmes pour les deux sexes.

Les hommes gardent une préséance culturelle induite surtout lorsque l’on constate cette curieuse question récurrente dans la presse féminine : « Quelle homme méritez-vous ? »

Autre fait étonnant cette année, beaucoup de films sur les femmes de ménages ! Sujet qui peut faire réfléchir car cela montre que les femmes ont parfois des petits boulots ingrats ou difficiles…et peuvent même être « soldate » !

Que fait la femme occidentale contemporaine ? Selon nos journaux qui aiment construire du rêve, du « e-shopping » bien sur ! En rêvant d’être « princesse Kate »…Les mythes ont la vie dure !

Rendez vous cette semaine à la galerie Verneuil 13 rue des Saints pères Paris 75006

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