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Madame simone Veil, aurevoir

Ecrit par Martine Abbou

Un hommage sera rendu tout l’été à Madame Simone Veil. Comprendre ce n’est pas tout! Ne faut-il pas  aimer sentir et partager?

Même si Madame Simone Veil n’a pas fait de l’Europe son principal combat, elle fut la première Femme Présidente du Premier Parlement en 1979, et souhaitait avec son coeur, bâtir une Europe, pour éviter sans doute une troisième guerre mondiale. Comme Esther dans la bible, madame Veil orpheline a contribué au renforcement des pouvoirs pour construire un meilleur.

Arrêtée en mars 1944 par la Gestapo avec toute sa famille, Simone Veil sera déportée au camp de concentration d’Auschwitz et détenue plus d’un an. Tristes toute la France est en deuil. Une pensée pour ses deux  fils et toute sa famille “Nous vous aimons Madame”

“Je suis juive 

Née et élevée au sein d’une famille française de longue date, j’étais française sans avoir à me poser de question. Mais être juive, qu’est-ce que cela signifie pour moi comme pour mes parents, dès lors qu’agnostique – comme l’étaient déjà mes grands parents – la religion était totalement absente de notre foyer familial ?

De mon père, j’ai surtout retenu que son appartenance à la judéité était liée au savoir et à la culture que les juifs ont acquis au fil des siècles en des temps où fort peu y avaient accès. Ils étaient demeurés le peuple du Livre, quelles que soient les persécutions, la misère et l’errance.

Pour ma mère, il s’agissait d’avantage d’un attachement aux valeurs pour lesquelles, au long de leur longue et tragique histoire, les juifs n’avaient cessé de lutter : la tolérance, le respect des droits de chacun et de toutes les identités, la solidarité.

Tous deux sont morts en déportation, me laissant pour seul héritage ces valeurs humanistes que pour eux le judaïsme incarnait.

De cet héritage, il ne m’est pas possible de dissocier le souvenir sans cesse présent, obsédant même, des six millions de juifs exterminés pour la seule raison qu’ils étaient juifs. Six millions dont furent mes parents, mon frère et nombre de mes proches. Je ne peux me séparer d’eux.

Cela suffit pour que jusqu’à ma mort, ma judéité soit imprescriptible.

Le kaddish sera dit sur ma tombe. “